Brahimi prône un dialogue entre régime et insurgés syriens

dimanche 17 février 2013 13h30
 

LE CAIRE (Reuters) - Le médiateur international Lakhdar Brahimi a proposé dimanche que des pourparlers s'engagent dans des locaux des Nations unies entre "une délégation acceptable" du régime syrien et les insurgés.

Selon le médiateur, qui s'exprimait au Caire, le gouvernement syrien a confirmé qu'il souhaitait l'ouverture d'un dialogue et une solution pacifique.

"Nous estimons que si un dialogue s'engage dans des bureaux des Nations unies (...) entre l'opposition et une délégation acceptable du gouvernement syrien, cela sera un bon début pour sortir du tunnel", a-t-il dit à l'issue de discussions au siège de la Ligue arabe dans la capitale égyptienne.

Le président de la Coalition nationale syrienne (CNS), Moaz Alkhatib, a préconisé la semaine dernière l'ouverture de négociations avec le vice-président syrien Farouk al Chara sur une transition politique en vertu de laquelle le président Bachar al Assad serait autorisé à partir en exil. La guerre civile syrienne a, depuis le début des troubles en mars 2011, a fait dans les 70.000 morts selon les chiffres de l'Onu.

Le bureau politique de la CNS, réuni jeudi au Caire, a avalisé l'offre de dialogue d'Alkhatib, qui avait surpris ses partenaires.

L'initiative de paix annoncée par Alkhatib "a ouvert une porte, et le gouvernement a dit sincèrement qu'il confirmait ce qu'il déclare sans relâche, à savoir qu'il est prêt au dialogue et à une solution pacifique", a expliqué le médiateur.

Le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil Elarabi, a fait savoir qu'il allait se rendre mardi en Russie, l'un des principaux pays alliés à la Syrie, pour des discussions avec les représentants de quatre pays arabes.

Le chef de la diplomatie syrienne, Walid Moualem, est attendu lui aussi à Moscou dans le courant du mois.

Tom Perry, Eric Faye pour le service français

 
Le médiateur international Lakhdar Brahimi a proposé dimanche au Caire que des pourparlers s'engagent dans des locaux des Nations unies entre "une délégation acceptable" du régime syrien et les insurgés. /Photo prise le 17 février 2013/REUTERS/Mohamed Abd El Ghany