Le gouvernement pakistanais critiqué après l'attentat de Quetta

dimanche 17 février 2013 17h08
 

par Gul Yousufzai

QUETTA, Pakistan (Reuters) - L'impopularité du gouvernement pakistanais atteint de nouveaux sommets après l'attentat à la bombe qui a fait au moins 81 morts samedi à Quetta, capitale de la province du Baloutchistan, dans l'ouest du Pakistan.

A l'approche des élections législatives, les Pakistanais accusent leurs dirigeants de ne pas agir avec suffisamment de détermination contre les groupes extrémistes sunnites qui ont multiplié ces derniers temps les attentats et les assassinats visant la communauté chiite.

L'une de ces organisations terroristes, Lashkar-e-Jhangvi (LeJ), considérée par les services de renseignement comme une menace majeure pour la sécurité, a revendiqué samedi l'attentat de Quetta.

Le bilan de l'explosion survenue près d'une école, dans le grand bazar de la ville, s'est alourdi à 81 morts, a annoncé dimanche un haut responsable des services de sécurité, selon lequel une vingtaine de blessés sont dans un état critique.

La majeure partie des victimes sont des membres de la communauté chiite Hazara, minoritaire dans le pays.

"L'attentat terroriste qui a visé la communauté chiite Hazara à Quetta signe l'échec des services de renseignement et des forces de sécurité", a estimé Nawab Zulfiqar Ali Magsi, gouverneur de la province du Baloutchistan, alors qu'il rendait visite à des blessés à l'hôpital.

"Nous avions donné toute latitude aux forces de sécurité pour qu'elles agissent contre les groupes terroristes et extrémistes, et malgré tout l'attentat de Quetta a eu lieu", a-t-il accusé.

En janvier, LeJ avait déjà revendiqué un attentat à la bombe à Quetta qui avait fait près de 100 morts. Des milliers de chiites avaient manifesté leur colère à travers le pays après cet attentat.   Suite...

 
A Quetta, dans l'ouest du Pakistan, au lendemain d'un attentat à la bombe commis dans le grand bazar de la ville. Le bilan de cette attaque s'est alourdi à 81 morts et pourrait encore s'aggraver, a déclaré dimanche un haut responsable des services de sécurité. /Photo prise le 17 février 2013/REUTERS/Naseer Ahmed