Opérations de nettoyage après la météorite à Tcheliabinsk

samedi 16 février 2013 15h38
 

par Andrey Kuzmin

TCHELIABINSK, Russie (Reuters) - Plusieurs milliers de personnes étaient à pied d'oeuvre samedi dans l'Oural pour déblayer les débris causés par l'explosion d'une météorite et la chute de fragments, qui ont fait 1.200 blessés.

Des plongeurs ont fouillé le fond d'un lac proche de la grande ville de Tcheliabinsk, à la surface gelée duquel une brèche de plusieurs mètres de large avait été repérée, mais ils n'ont pas retrouvé pour l'instant de roche d'origine météorique, ont rapporté les autorités.

La rareté des éléments au sol attestant de l'explosion d'une météorite alimente les théories du complot censées expliquer ce qui est à l'origine de la boule de feu et de l'énorme onde de choc enregistrée vendredi matin dans ce secteur où se trouvent nombre d'usines d'armement.

Le chef de file des nationalistes russes Vladimir Jirinovski a déclaré à la presse à Moscou qu'"il ne s'agit pas d'une météorite. Il s'agit d'une arme nouvelle testée par les Américains".

Un pope de la région où a été entendue l'explosion a parlé pour sa part d'une intervention divine. Les médias sociaux russes étaient inondés de rumeurs et d'hypothèses relatives à l'explosion.

"Franchement, j'incline plutôt à penser qu'il s'agit de quelque chose de militaire", déclarait Oksana Troufanova, une militante de défense des droits de l'homme.

Les habitants de Tcheliabinsk, grande ville industrielle à 1.500 km à l'est de Moscou, ont entendu une explosion, vu un éclair en plein jour et ressenti une onde de choc qui a brisé nombre de vitres et endommagé le mur et le toit d'une usine de zinc.

Selon l'agence spatiale russe Roscosmos, une boule de feu se déplaçant à la vitesse de 30 km/seconde a traversé le ciel, laissant une longue traînée blanche qui a pu être observée jusqu'à 200 km de là.   Suite...

 
Dans un gymnase de Tcheliabinsk dont les vitres ont été soufflées vendredi par l'explosion d'une météorite et la chute de fragments. Plusieurs milliers de personnes étaient à pied d'oeuvre samedi dans l'Oural pour déblayer les débris alors que sur les 1.200 personnes blessées par des bris de verre, une cinquantaine étaient toujours à l'hôpital. /Photo prise le 16 février 2013/REUTERS/Olaf Koens