A Paris,l'ennemi de Kosciusko-Morizet vient aussi de l'intérieur

vendredi 15 février 2013 13h15
 

par Sophie Louet

PARIS (Reuters) - Nathalie Kosciusko-Morizet ambitionne de briser l'hégémonie socialiste à Paris, mais elle aura d'abord à vaincre les rivalités au sein de son propre camp pour pouvoir mener la droite à la bataille des municipales de mars 2014.

L'ex-ministre de l'Ecologie de Nicolas Sarkozy et porte-parole du président sortant pour la présidentielle de 2012 a officialisé ses intentions vendredi, mettant fin aux spéculations sur les têtes d'affiche potentielles à droite dans la capitale, qui est administrée par la gauche depuis 2001.

La non-candidature de l'ancien Premier ministre François Fillon était un secret de Polichinelle, celle du chef de file centriste Jean-Louis Borloo restait à formaliser. C'est désormais chose faite.

Après une valse-hésitation -dont le récit diverge selon les entourages- qui l'aura vu solliciter la tête de liste pour Paris, sans l'étape des primaires ouvertes, voire former un ticket avec Nathalie Kosciusko-Morizet, son ennemie intime au ministère de l'Ecologie, le président de l'Union des démocrates et indépendants (UDI) s'est retiré jeudi.

François Fillon, député de Paris, devrait préciser son dessein de concourir exclusivement à la primaire de 2016 pour l'élection présidentielle de 2017 lors d'un meeting le 26 février dans la salle parisienne de la Mutualité.

La voie est donc dégagée, mais la député-maire de Longjumeau (Essonne) doit réduire les résistances au sein de la fédération parisienne de l'UMP, même si elle bénéficie du soutien affiché de 77 élus et délégués parisiens de circonscription, "copéistes" -minoritaires- comme "fillonistes".

"TOURISME ÉLECTORAL"

Le souvenir des empoignades de l'automne dernier pour la présidence de l'UMP reste vif et des élus craignent que le scénario ne soit réédité à Paris où la droite est malade de ses divisions depuis la cassure des années Chirac-Balladur (1995).   Suite...

 
Nathalie Kosciusko-Morizet ambitionne de briser l'hégémonie socialiste à Paris, mais elle aura d'abord à vaincre les rivalités au sein de son propre camp pour pouvoir mener la droite à la bataille des municipales de mars 2014. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau