Les pharmaciens déboutés de leur plainte contre Leclerc

jeudi 14 février 2013 18h20
 

STRASBOURG (Reuters) - Deux groupements de pharmaciens qui attaquaient les centres Leclerc pour pratiques commerciales et concurrence déloyales après une campagne de publicité en faveur de ses parapharmacies, ont été déboutés jeudi par le tribunal de grande instance de Colmar (Haut-Rhin).

Dans des publicités parues sur un site internet du distributeur et dans la presse écrite, Leclerc revendiquait le droit de vendre des médicaments non remboursés par la sécurité sociale, une pratique réservée aux pharmaciens d'officine.

"Etes-vous assez riche pour avoir mal à la tête ?", interrogeait l'une d'elle, en soulignant l'augmentation des dépenses de santé et ses conséquences sur la santé des populations.

Pour Univers Pharmacie et l'Union des groupements de pharmaciens d'officine qui revendiquent respectivement 895 et 3.500 membres, ces allégations sont mensongères et trompeuses.

"Leclerc fait comme s'il vendait déjà des médicaments dans ses supermarchés", a dit leur avocat Me Hubert Bensoussan, en référence à la formule qui accompagnait les visuels : "Oui aux médicaments ‘non remboursés' à prix E. Leclerc.

Dans son jugement, la chambre commerciale du tribunal de Colmar rejoint les conclusions des avocats du groupe de distribution.

"Demander l'instauration d'une vraie concurrence et la fin d'un monopole se situe dans les limites de liberté d'expression garantie par la Convention européenne des droits de l'homme", dit-elle.

Quant à l'augmentation du coût des médicaments, elle est attestée, dans la publicité attaquée, par un sondage d'opinion et une étude menée par deux instituts spécialisés, rappelle le tribunal.

Les groupements de pharmaciens sont condamnés à verser 3.000 euros au Galec, le groupement d'achat des centres Leclerc, qui était attaqué, en remboursement des frais occasionnés par la procédure.   Suite...

 
Deux groupements de pharmaciens qui attaquaient les centres Leclerc pour pratiques commerciales et concurrence déloyales après une campagne de publicité en faveur de ses parapharmacies, ont été déboutés jeudi par le tribunal de grande instance de Colmar (Haut-Rhin). /Photo d'archives/REUTERS/Eric Gaillard