Croissance nulle en 2012, 2013 s'annonce faible

jeudi 14 février 2013 12h34
 

PARIS (Reuters) - L'économie française s'est contractée plus que prévu au quatrième trimestre sous l'effet notamment d'un recul marqué de l'investissement, avec pour conséquence que sa croissance en moyenne annuelle a été nulle en 2012.

Elle aborde ainsi 2013 au bord de la récession, les économistes tablant dans leur majorité sur un chiffre légèrement négatif pour le premier trimestre.

Selon les premières estimations publiées jeudi par l'Insee, le produit intérieur brut du quatrième trimestre a accusé un recul de 0,3%, qui vient après une progression de 0,1% confirmée pour le troisième trimestre, le seul de 2012 qui ait connu une évolution positive.

La stagnation enregistrée sur l'ensemble de 2012 se compare à une croissance de 1,7% en 2011.

Trente-deux économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un recul de 0,2% au quatrième trimestre, leurs estimations allant de -0,4% à 0,0%.

"La situation n'est pas bonne, ce sont des chiffres préoccupants", a commenté le ministre de l'Economie et des Finances, Pierre Moscovici, sur France 2, tout en soulignant qu'ils l'étaient aussi dans l'ensemble de l'Union européenne.

L'Allemagne a annoncé jeudi un recul de 0,6% de son PIB au quatrième trimestre.

Le ministre a ajouté que l'objectif de croissance de 0,8% de l'économie française en 2013 retenu par le gouvernement pour le budget devrait être "repensé" et jugé nécessaire une réflexion au niveau européen sur l'équilibre déficit-croissance.

"La question qui est posée, c'est celle du rythme" de l'ajustement budgétaire, a-t-il dit, alors que le gouvernement a reconnu pour la première fois mercredi que l'objectif de réduction du déficit à 3% du PIB fin 2013 ne serait pas atteint en raison d'une croissance trop faible.   Suite...

 
LA CROISSANCE FRANÇAISE