La droite veut faire mentir les augures politiques à Paris

mercredi 13 février 2013 18h56
 

par Sophie Louet

PARIS (Reuters) - L'UMP, qui tente de masquer ses errements sous la fibre martiale de la "reconquête", se prend à rêver de la mairie de Paris, la ville des paradoxes électoraux qui s'est donnée à la gauche en 2001 et paraît loin de s'en affranchir.

Malade de ses divisions depuis la cassure des années Balladur-Chirac (1995), la droite croit déceler en Nathalie Kosciusko-Morizet l'hybride politique à même de séduire un électorat qui s'embourgeoise tout en s'ancrant à gauche.

Lors de l'élection présidentielle du 6 mai 2012, François Hollande l'a emporté largement dans la capitale, qui n'avait jamais placé en tête un candidat de gauche.

"Paris n'est pas ingagnable si on met de l'ordre dans nos troupes et si on bouscule l'alliance rose-verte", résume un élu parisien UMP. "Sarkozy nous trouvait tous nuls, Fillon n'est pas loin de penser la même chose."

L'option de l'ancien Premier ministre François Fillon écartée - sa non-candidature, un secret de Polichinelle, devrait être officialisée le 26 février -, les appétits se réveillent à l'UMP, mais aussi chez les centristes de l'UDI.

Et avec eux "le grand bazar", pour reprendre les termes d'un vieil observateur du sérail, fataliste face aux travers si tenaces de la droite parisienne.

Pensant conjurer les divisions, Jean-François Copé, président de l'UMP après un affrontement fratricide avec François Fillon, a décidé d'une primaire ouverte pour désigner une tête de liste à même de bouleverser le scénario annoncé d'une victoire en 2014 de la socialiste Anne Hidalgo, la "dauphine" de Bertrand Delanoë.

Ce dernier, qui achèvera alors son second mandat de maire, avait annoncé dès 2007 qu'il ne se représenterait pas.   Suite...

 
L'UMP, malgré ses divisions, se prend à rêver de la mairie de Paris, la ville qui s'est donnée à la gauche en 2001 et paraît vouloir continuer en 2014 avec la socialiste Anne Hidalgo. /Photo d'archives/REUTERS/Gonzalo Fuentes