Les députés français ouvrent la voie au mariage homosexuel

mardi 12 février 2013 18h38
 

par Emile Picy

PARIS (Reuters) - Les députés français ont adopté mardi par 329 voix contre 229, majorité contre opposition, le projet de loi sur le mariage et l'adoption pour les homosexuels, la plus importante réforme sociétale depuis l'abolition de la peine de mort en 1981.

Ce texte, qui reprend un engagement de François Hollande dans sa campagne pour l'élection présidentielle, sera examiné à partir du 2 avril par le Sénat, où la majorité de gauche est plus faible qu'à l'Assemblée nationale.

"Cette réforme s'inscrit dans la longue lignée des réformes républicaines. Elle va renforcer l'institution du mariage", avait déclaré avant le vote le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, présent au moment du scrutin.

La quasi totalité des députés de gauche ont voté pour ce texte présenté par Christiane Taubira, la ministre de la Justice, et l'immense majorité de l'opposition, qui a mené une longue bataille contre le texte dans l'hémicycle, a voté contre.

Deux UMP - Benoist Apparu et Franck Riester - ont voté pour de même que cinq centristes de l'UDI, dont son président Jean-Louis Borloo, Yves Jégo et Jean-Christophe Lagarde.

Cinq élus UMP se sont abstenus, dont les anciens ministres Nathalie Kosciusko-Morizet, Bruno Le Maire et Pierre Lellouche.

A gauche, quatre socialistes ont voté contre de même que deux radicaux de gauche et quatre membres du groupe de la gauche démocrate et républicaine (GDR), dont le communiste Patrice Carvalho.

Cinq socialistes ou apparentés, dont deux des trois MRC, se sont abstenus. Les sept non-inscrits ont tous voté contre dont les députés du Front national Marion Maréchal-Le Pen et Gilbert Collard, et le centriste Jean Lassalle (MoDem).   Suite...

 
Les députés ont adopté mardi par 329 voix contre 229 le projet de loi présenté à l'Assemblée nationale par Christiane Taubira (au centre) sur le mariage et l'adoption pour les homosexuels. Le texte, qui sera examiné à partir du 2 avril par le Sénat, marque la plus importante réforme sociétale depuis l'abolition de la peine de mort en 1981. /Photo prise le 12 février 2013/REUTERS/Charles Platiau