Hollande et Juncker veulent un front commun face à Mittal

mardi 12 février 2013 15h17
 

PARIS (Reuters) - François Hollande et le Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker ont prôné mardi la création d'un front commun européen pour empêcher le PDG d'ArcelorMittal de jouer un pays contre un autre dans les fermetures de sites.

Lakshmi Mittal, actionnaire majoritaire du groupe, fait l'objet de critiques des gouvernements français, belge et luxembourgeois en raison des restructurations engagées par le géant mondial de l'acier pour faire face à un marché en berne.

Son absence à une réunion organisée mardi à Bruxelles sur l'avenir de la sidérurgie européenne avec des ministres de ces trois gouvernements a été jugée "pas convenable" par Jean-Claude Juncker. Ce dernier a promis que Lakshmi Mittal, qui a réussi une OPA hostile contre le sidérurgiste européen en 2006, n'échapperait pas à une confrontation.

"On le verra, car on le trouvera", a indiqué le président sortant de l'Eurogroupe, lors d'une conférence de presse organisée à l'Elysée avec François Hollande.

"Il sera trouvé", a renchéri le président français qui a appelé les pays européens à parler d'une même voix et à faire front commun face au numéro un mondial de l'acier, dont le siège social est au Luxembourg.

"MITTAL EST SUR LA SELLETTE"

"Nous devons veiller à parler ensemble, belges luxembourgeois, français pour éviter qu'en l'occurrence Mittal n'utilise les relations bilatérales pour dire à certains ce qu'il veulent entendre", a prévenu François Hollande.

Le chef de l'Etat se rendra jeudi et vendredi pour un voyage officiel en Inde, pays dont est originaire Lakshmi Mittal.

ArcelorMittal a indiqué sans plus de commentaire que le groupe était représenté à Bruxelles par Robrecht Himpe, directeur général de sa division Acier plat en Europe.   Suite...

 
François Hollande et le Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker ont prôné mardi, lors d'une conférence de presse organisée à l'Elysée, la création d'un front commun européen pour empêcher le PDG d'ArcelorMittal, Lakshmi Mittal, de jouer un pays contre un autre dans les fermetures de sites. /Photo prise le 12 février 2013/REUTERS/Jacques Brinon/Pool