Dernières négociations chez Renault sur la flexibilité

mardi 12 février 2013 12h51
 

PARIS (Reuters) - Renault, qui entend supprimer 8.200 emplois sur quatre ans via des départs naturels, espère conclure mardi soir le cycle de négociations sur la flexibilité qu'il a engagé à l'automne dernier.

Plusieurs syndicats, à l'image de la CFDT, considèrent qu'il s'agit d'une réunion de la "dernière chance" et posent leurs conditions.

Des discussions se déroulent parallèlement sur le plan de restructuration de PSA, où 8.000 suppressions de postes sont envisagées d'ici 2014, alors que des salariés visés par des plans sociaux manifestaient mardi à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine) où se tenait un comité d'entreprise de Goodyear, qui veut fermer l'usine d'Amiens-Nord.

Le groupe au losange a promis de pérenniser tous ses sites français en échange d'un gel des salaires, d'un recours accru à la mobilité et d'un allongement du temps de travail.

Le gouvernement a incité à plusieurs reprises les organisations syndicales à signer l'accord de peur de se retrouver avec un autre dossier socialement explosif, après celui provoqué par l'annonce, l'an dernier, de la fermeture de l'usine PSA d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).

A l'occasion de cette dernière journée de discussions, des débrayages sont attendus sur certains sites. Les syndicats de la Sovab, filiale de Renault qui fabrique le Master à Batilly (Moselle) ont ainsi appelé à une heure d'arrêt de travail.

La CFE-CGC, premier syndicat chez Renault, prévient dans un communiqué qu'il "ne bradera pas sa signature" s'il n'obtient pas d'assurances concrètes sur les volumes envisagés dans chaque usine.

Pour être valide, le texte doit être signé par des syndicats représentant au moins 30% des salariés, à condition que 50% des employés ne votent pas contre. En théorie le paraphe de la CFE-CGC et d'un autre syndicat pourraient suffire.

Pour que l'accord s'applique en totalité, la direction a toutefois besoin des trois syndicats signataires des accords de 1996 et 1999 sur la réduction du temps de travail (CGC, CFDT, FO) afin de revenir sur les textes passés.   Suite...

 
Renault espère conclure mardi soir le cycle de négociations sur la flexibilité qu'il a engagé à l'automne dernier. Le groupe au losange entend supprimer 8.200 emplois sur quatre ans via des départs naturels. /Photo d'archives/REUTERS/Régis Duvignau