Enseignants en grève contre les rythmes scolaires

mardi 12 février 2013 17h39
 

PARIS (Reuters) - Les enseignants du primaire ont fait grève mardi en France pour contraindre le ministre de l'Education, Vincent Peillon, à reporter à 2014 et à aménager sa réforme des rythmes scolaires, qui instaure le retour à la semaine de quatre jours et demi.

Le SNUipp-FSU (Syndicat national unitaire des instituteurs professeurs des écoles), principale organisation du secteur, a affirmé mobiliser 58% des instituteurs, avec des taux de grévistes variables selon les régions.

Le ministère fait état pour sa part de 36,17% de grévistes au niveau national dans le primaire à la mi-journée et de 2,40% dans le secondaire, où un petit nombre d'enseignants a suivi le mouvement en soutien aux instituteurs.

La participation était de près de 60% à Paris où les instituteurs sont remontés contre le maire, Bertrand Delanoë (PS), qui avait décidé le passage à 4,5 jours, contre 4 actuellement, dès la rentrée 2013.

Bertrand Delanoë a lancé un appel au dialogue tout en amorçant un léger recul. "La décision (sur l'application de la réforme à la rentrée 2013 ou 2014) sera prise fin mars", a-t-il dit sur France Info.

Lors du précédent mouvement dans la capitale, le 22 janvier, près de 80% des professeurs des écoles avaient fait grève, selon le rectorat.

Des rassemblements ont eu lieu dans de nombreuses villes de France, mais beaucoup n'ont réuni que quelques centaines d'enseignants.

En revanche, plusieurs milliers de personnes - 5.800 selon la police, 12.000 d'après les syndicats - ont participé au cortège parisien. "Ni statu quo, ni bricolage", pouvait-on lire sur une banderole.

Une autre grève était lancée en parallèle dans l'éducation par cinq syndicats (CGT, FO, Sud, CNT, FAEN) qui demandent, outre l'abandon de la réforme des rythmes scolaires, une amélioration des conditions de travail et de rémunération.   Suite...

 
CORRECTION sur le lieu de la manifestation - Manifestants contre la réforme des rythmes scolaires, à Marseille. Les enseignants du primaire ont fait grève mardi pour contraindre le ministre de l'Education, Vincent Peillon, à reporter à 2014 et à aménager sa réforme, qui instaure le retour à la semaine de quatre jours et demi. /Photo prise le 12 février 2013/REUTERS/Jean-Paul Pélissier