Espoir chez les réformistes après la démission de Benoît XVI

mardi 12 février 2013 07h45
 

par Catherine Hornby

CITE DU VATICAN (Reuters) - L'annonce de la démission prochaine du pape Benoît XVI a fait naître un espoir parmi les organisations réformistes qui souhaitent un assouplissement de la position de l'Eglise catholique sur la prêtrise des femmes, le célibat des ecclésiastiques et le mariage homosexuel.

Comme son prédécesseur Jean-Paul II, le cardinal Joseph Ratzinger demeurait fermement opposé à l'ordination des femmes et considérait l'union entre personnes de même sexe comme une menace pour l'avenir de l'humanité.

La Conférence pour l'ordination des femmes (COF), qui plaide en faveur de la reconnaissance d'une égalité des droits face à la prêtrise, estime que l'institution catholique a un urgent besoin d'un chef qui acceptera une part croissante des femmes dans les prises de décision.

"Le système actuel se résume à un 'club de vieux garçons' et ne permet par aux voix des femmes de participer aux décisions du prochain dirigeant de notre Eglise", explique Erin Saiz Hanna, responsable de la COF.

"Les gens d'Eglise attendent avec impatience un chef qui ouvrira le dialogue, qui aura le courage de créer un système capable de s'attaquer aux questions du sexisme, de l'exclusion et des abus au sein de l'Eglise", ajoute-t-elle.

La COF dit respecter la décision de Benoît XVI de quitter des fonctions qu'il admet ne plus pouvoir exercer en raison de son âge, mais elle rappelle que son pontificat a marqué "un important pas en arrière" pour les femmes.

L'an passé, le souverain pontife avait fermement réaffirmé l'interdiction de l'Eglise catholique à la présence de femmes prêtres et avait rappelé qu'il ne tolérerait aucune désobéissance des ecclésiastiques sur les enseignements fondamentaux.

Sur ce sujet, la hiérarchie épiscopale n'a eu de cesse de faire rentrer dans le rang tous ceux qui, comme le prêtre autrichien Helmut Schüller ou l'Américain Ray Bourgeois, faisaient entendre une voix dissonante.   Suite...

 
Basilique Saint-Pierre, au Vatican. L'annonce de la démission prochaine du pape Benoît XVI a fait naître un espoir parmi les organisations réformistes qui souhaitent un assouplissement de la position de l'Eglise catholique sur la prêtrise des femmes, le célibat des ecclésiastiques et le mariage homosexuel. /Photo prise le 11 février 2013/REUTERS/Giampiero Sposito