Bataille à Gao entre islamistes et forces franco-maliennes

dimanche 10 février 2013 22h07
 

par David Lewis

GAO, Mali (Reuters) - Les insurgés islamistes ont lancé dimanche une offensive surprise au coeur de Gao et se sont heurtés aux troupes françaises et maliennes, signe de la difficulté à sécuriser le nord du Mali.

Les habitants de Gao se sont cloîtrés chez eux où se sont mis à l'abri derrière des murs alors que retentissait le fracas des armes dans les rues de Gao.

Les hélicoptères français qui survolaient la zone ont tiré sur les rebelles, armés de fusils d'assaut AK-47 et de lance-roquettes, qui s'étaient faufilés dans le secteur du marché central et s'étaient cachés dans un commissariat, ont rapporté des responsables français et maliens.

Ces combats à Gao ont craindre que les islamistes chassés du nord du Mali par l'intervention française le 11 janvier n'optent désormais pour des combats de type guérilla ou pour des attentats suicide pour tenter de reprendre position.

L'armée malienne étant insuffisamment équipée pour sécuriser les zones reprises aux insurgés, de vastes zones à l'arrière des lignes françaises semble désormais vulnérables à des opérations de guérilla.

"Ils ont infiltré la ville par la rivière. Nous pensons qu'ils étaient une dizaine. Ils ont été identifiés par la population et ils sont entrés dans le commissariat", a expliqué aux journalistes le général Bernard Barrera, commandant des opérations françaises au sol au Mali.

Il a ajouté que les hélicoptères français étaient intervenus pour aider l'armée malienne coincée par les rebelles, qui lançaient des grenades à partir des toits.

Selon le colonel de gendarmerie malien Saliou Maiga, le but des insurgés était de mener des attentats suicide dans Gao.   Suite...

 
Des militaires français sur les lieux d'une tentative d'attentat suicide à Gao, au Mali. Des tirs entre soldats maliens et insurgés islamistes présumés ont éclaté dimanche à Gao au lendemain d'une deuxième tentative d'attentat suicide, soulignant combien la sécurité reste précaire dans le nord du Mali malgré l'intervention française. /Photo prise le 10 février 2013//REUTERS/Francois Rihouay