La fin du débat sur le mariage homosexuel se profile

vendredi 8 février 2013 15h06
 

PARIS (Reuters) - Le long et tumultueux débat à l'Assemblée sur le projet de loi ouvrant le mariage et l'adoption aux couples homosexuels, la réforme sociétale la plus importante depuis l'abolition de la peine de mort en 1981, pourrait s'achever dès samedi.

Un vote solennel des députés sur l'ensemble du texte est prévu le mardi 12 février, le Sénat devant à son tour l'examiner à partir du 18 mars en séance publique.

Les députés ont siégé jour et nuit depuis le 29 janvier, le groupe UMP menant bataille sans répit, mais les troupes sont fatiguées et devraient éviter un nouveau week-end de travail.

"Nous souhaitons terminer (l'examen) le plus tôt possible mais nous sommes mobilisés et prêts à siéger tout le week-end s'il le faut", a déclaré vendredi Bruno Le Roux, le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale.

"Nous sommes unis pour faire voter ce projet de loi", a-t-il ajouté avant de lancer à l'opposition "un appel à la responsabilité" en soulignant que sur les 1.600 amendements restant à débattre, sur plus de 5.000, il n'y en avait que 130, les autres étant des "amendements copiés-collés".

JACOB PRÊT À ALLER PLUS VITE

"La droite n'a plus rien à dire", a estimé la communiste Marie-George Buffet.

Christian Jacob, le président du groupe UMP, a en revanche estimé que "la démonstration de l'opposition à tenir et à résister" était désormais "faite" et laissé entendre que le débat pourrait se terminer rapidement.

"Tout le monde sait que si on a envie de tenir jusqu'à lundi, on peut tenir jusqu'à lundi. Mais on n'est pas là-dedans", a-t-il déclaré à Reuters. "Le climat est plus détendu. Si le gouvernement, objectivement depuis hier soir et encore ce matin, répond un peu plus aux questions, on n'est pas contre d'accélérer. Mais à condition que ça se passe bien."   Suite...

 
Le long et tumultueux débat à l'Assemblée sur le projet de loi ouvrant le mariage et l'adoption aux couples homosexuels, la réforme sociétale la plus importante depuis l'abolition de la peine de mort en 1981, pourrait s'achever dès samedi. /Photo prise le 5 février 2013/REUTERS/Charles Platiau