February 8, 2013 / 10:03 AM / 4 years ago

Jérôme Cahuzac laisse entendre que la réponse suisse l'innocente

3 MINUTES DE LECTURE

Jérôme Cahuzac estime que son maintien au gouvernement après la transmission par la Suisse d'informations sur l'existence supposée d'un compte bancaire clandestin à son nom prouve son innocence dans ce dossier. /Photo prise le 23 janvier 2013/Charles Platiau

PARIS (Reuters) - Le ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, a estimé vendredi que son maintien au gouvernement après la transmission par la Suisse d'informations sur l'existence supposée d'un compte bancaire clandestin à son nom prouvait son innocence dans ce dossier.

Il a rappelé sur BFM TV et RMC que le ministre de l'Economie Pierre Moscovici avait reçu la semaine dernière des réponses aux questions posées par les enquêteurs dans le cadre du mécanisme d'entraide fiscale en vigueur depuis 2009 entre les deux pays.

"Je suis toujours ministre du Budget et cette réponse a été portée à la connaissance des autorités françaises la semaine dernière. Quelle conclusion en tirez-vous? Je peux vous aider. La conclusion qu'on peut en tirer, c'est que depuis le début, c'est moi qui dis la vérité", a dit Jérôme Cahuzac.

Arguant implicitement qu'une réponse défavorable le concernant eût conduit à son départ du gouvernement, Jérôme Cahuzac a déclaré n'avoir songé "à aucun moment" à démissionner après les accusations du site d'informations Mediapart faisant état de l'existence de ce compte qui aurait été clôturé en 2010.

"Moi, je connais la vérité, et je n'ai donc aucun doute sur la nature des réponses apportées", a-t-il souligné. "Je n'ai pas, je n'ai jamais eu de compte en Suisse", a-t-il répété.

Il souligne que la réponse des autorités suisses sur l'existence d'un compte à son nom à la banque UBS, qui est couverte par le secret fiscal, n'avait pas à être portée à sa connaissance et a regretté qu'elle ne puisse être rendue publique.

"En Finir Avec Ces saletés"

Mais "cette réponse, les autorités françaises la connaissent et la justice la connaît", a expliqué le ministre du Budget.

"Mes avocats ont été informés par l'Etat suisse que toutes les réponses étaient apportées à toutes les questions posées par la France", a-t-il précisé.

Cette réponse, a assuré le ministre du Budget, "permettra d'en finir très vite avec ces saletés".

Pierre Moscovici, qui connaît la nature de ces éléments, a déclaré jeudi sur France Inter n'avoir "aucun doute" sur l'issue de la procédure en cours au regard de la réponse suisse mais qu'il ne pouvait dévoiler la teneur des informations transmises par la Suisse, réservées à la justice.

Une enquête préliminaire a été ouverte en janvier par le parquet de Paris à la suite des accusations du Mediapart.

Selon Le Nouvel Observateur, qui a révélé mardi que les autorités suisses avaient répondu à Paris, le document transmis montre que le ministre n'a pas fermé de compte à l'UBS en février 2010. D'autres recherches, apparemment tout aussi négatives, seraient remontées jusqu'à l'année 2006, mais pas au-delà pour des raisons de prescription.

Les éléments recueillis par les autorités françaises ont été remis aux policiers de la Dniff (Division nationale d'investigations financières et fiscales), qui enquêtent à la demande du procureur de Paris.

Le parquet de Paris n'a pas souhaité commenter ces informations.

Sophie Louet, édité par Yves Clarisse

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below