Le gouvernement soutient l'offre égyptienne pour Petroplus

jeudi 7 février 2013 18h54
 

PARIS (Reuters) - Le gouvernement français a décidé de soutenir l'offre égyptienne pour la reprise de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne (Seine-Maritime), a déclaré jeudi le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg.

Il a précisé sur la chaîne LCP Public Sénat que la société égyptienne Arabiyya Lel Istithmaraat était l'opérateur du barrage d'Assouan et qu'elle distribuait les véhicules du constructeur PSA en Egypte.

"Le gouvernement a décidé de s'engager derrière une offre - il y en a eu une deuxième intéressante (d'une société suisse-NDLR) - de manière à obtenir la reprise de cette raffinerie. C'est une stratégie industrielle", a expliqué Arnaud Montebourg.

"Nous avons eu la chance d'accueillir une offre un peu surprise, qui pour nous est de bonne qualité, qui est l'offre d'un groupe égyptien ayant pignon sur rue", a-t-il ajouté.

Les administrateurs provisoires avaient douché les espoirs des 470 salariés mercredi en déclarant que les cinq offres présentées n'étaient à ce stade que des manifestations d'intérêt. Les candidats à la reprise du site ont désormais jusqu'au 16 avril, date de l'arrêt d'activité de la raffinerie, pour déposer des offres complètes.

Parallèlement, une procédure de consultation en vue d'un "plan de sauvegarde de l'emploi" (PSE), un plan social, a été ouverte pour le site, à l'arrêt depuis un an après le dépôt de bilan de sa maison-mère, la société suisse Petroplus.

Arnaud Montebourg s'était dit mercredi "confiant", maintenant le terme "offres", malgré les doutes. Outre la société égyptienne, il évoquait la société suisse Terrae.

CONSULTATIONS AVEC LE REPRENEUR ÉGYPTIEN

Jeudi, il a estimé que ce n'était pas "à un administrateur judiciaire, encore moins à la direction d'une usine qui est sous liquidation, de dire ce qui est recevable ou pas".   Suite...

 
Le gouvernement a décidé de soutenir l'offre égyptienne pour la reprise de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne, en Seine-Maritime), selon le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg. /Photo d'archives/REUTERS/Philippe Wojazer