Manuel Valls lance un avertissement aux ouvriers en colère

jeudi 7 février 2013 11h36
 

PARIS (Reuters) - Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls, qui s'est inquiété mardi des risques "d'implosion sociale" en France en raison de la crise économique, a lancé jeudi un avertissement aux ouvriers en colère, estimant qu'il n'y a "pas de place pour la violence".

L'annonce par Goodyear Dunlop France de son intention de fermer son usine de pneumatiques d'Amiens-Nord (Somme), les licenciements prévus à PSA et la confusion quant à l'avenir de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne (Seine-Maritime) ont ravivé des tensions en France, théâtre d'annonces à répétition de plans sociaux depuis plusieurs mois.

"Il y a de la désespérance chez les ouvriers, chez les ouvrières, il y a de la colère. (...) J'en appelle évidemment à la retenue, au dialogue social, à la recherche de solutions", a dit jeudi le ministre de l'Intérieur sur Europe 1.

"Il n'y a pas de place pour la violence, et je lance évidemment un avertissement, la police, elle fait son travail, mais on ne peut pas admettre qu'on cherche à casser l'outil de travail, à briser des mobiliers urbains, qu'on s'attaque à des édifices publics, qu'on lance des boulons sur des policiers", a-t-il ajouté.

Le ministre du Travail Michel Sapin a de son côté appelé de ses voeux un "dialogue renoué entre les organisations syndicales et la direction de ces entreprises".

"On peut comprendre qu'il y ait de la tension, qu'il y ait parfois même de la colère chez les syndiqués, chez les salariés concernés", a-t-il dit sur Radio Classique et Public Sénat.

"Nous sommes là pour trouver des solutions", a-t-il ajouté.

Interrogé mardi sur BFM TV, Manuel Valls avait estimé qu'on assistait "moins à des mouvements sociaux qu'à des explosions, des implosions sociales".

Chine Labbé, édité par Yves Clarisse

 
Manuel Valls, qui s'est inquiété mardi des risques "d'implosion sociale" en raison de la crise économique, a lancé jeudi un avertissement aux ouvriers en colère. Le ministre de l'Intérieur estime qu'il n'y a pas de place pour la violence. /Photo prise le 18 janvier 2013/REUTERS/Charles Platiau