La réforme des rythmes scolaires estimée à 600 millions d'euros

mercredi 6 février 2013 18h38
 

PARIS (Reuters) - La réforme contestée des rythmes scolaires, qui doit officiellement entrer en vigueur en septembre, va coûter 100 euros en moyenne par élève scolarisé, soit environ 600 millions d'euros, selon l'Association des maires de France.

Contacté par Reuters, le ministère de l'Education n'a pas confirmé le coût avancé mercredi par l'AMF pour cette réforme contenue dans le projet de loi sur la refondation de l'école.

"Nous avons fait des études de cas dans les grandes villes et nous sommes arrivés à la conclusion que la réforme coûterait en moyenne 100 euros par enfant scolarisé, soit un total de 600 millions d'euros", a dit mercredi à Reuters le président de la commission des finances de l'AMF, Philippe Laurent.

Le passage à la semaine de quatre jours et demi qui concerne quelque six millions d'élèves est vivement contesté par les syndicats qui dénoncent un nombre insuffisant d'animateurs formés avant septembre pour gérer les activités périscolaires.

"Ce coût comprend entre autres le coût de l'organisation du transport scolaire pour un jour supplémentaire et les salaires des animateurs", précise Philippe Laurent.

Le problème n'a pas été "bien vu ni préparé" par le gouvernement qui ne reconnaît pas le coût induit par la mise en place de cette réforme, déplore-t-il.

Pour aider les collectivités à financer la prise en charge des enfants pendant les heures réaménagées, le gouvernement va débloquer un fonds spécifique de 250 millions d'euros en 2013.

Ce fonds est insuffisant, estime Philippe Laurent qui appelle l'Etat à le pérenniser en le renouvelant chaque année.

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Selon l'Association des maires de France (AMF), la réforme contestée des rythmes scolaires, qui doit officiellement entrer en vigueur en septembre, va coûter 100 euros en moyenne par élève scolarisé, soit environ 600 millions d'euros. Le gouvernement accordera une aide de 50 euros par élève, ou de 90 dans les zones en difficulté. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau