Les "Mittal" empêchés de manifester à Strasbourg

mercredi 6 février 2013 19h54
 

STRASBOURG (Reuters) - Plusieurs centaines de salariés d'ArcelorMittal venus de Florange, en Lorraine, et de Liège, en Belgique, ont vainement tenté mercredi de manifester devant le Parlement européen dont la police interdisait l'accès, a constaté Reuters.

Des échauffourées avec les forces de l'ordre ont fait douze blessés parmi les policiers et deux parmi les manifestants qui ont détruit des éléments de mobilier urbain, selon la préfecture du Bas-Rhin qui fait état de plusieurs interpellations.

La police a utilisé des gaz lacrymogènes et effectué quatre tirs de flash ball, précise-t-on de même source.

Les sidérurgistes étaient venus demander à l'Europe d'agir pour empêcher la fermeture de leurs installations qui doit entraîner la suppression de 630 emplois directs en France et de 2.300 en Belgique.

La vingtaine de cars partis de Belgique ont été bloqués sur l'autoroute par les forces de l'ordre pour une fouille en règle et seule une minorité d'entre eux ont réussi à atteindre Strasbourg.

La manifestation n'avait pas fait l'objet d'une déclaration selon la préfecture, qui précise que la fouille a été organisée sur réquisition du procureur de la République, au vu des violences intervenues en Belgique le 29 janvier dernier.

Les policiers ont saisi un dispositif de brise tympans et 12 pastilles d'explosifs, deux bonbonnes de gaz, une grenade artisanale à billes, 40 kg de boulons de grosse taille et de ferraille coupante, 66 fumigènes, 147 gros pétards ainsi que des pots de peinture et de nombreuses ampoules remplies de peinture.

"COURAGE POLITIQUE"

Les deux cars de sidérurgistes français, qui avaient subi la même fouille, ont pu rejoindre la capitale alsacienne avec une partie des Belges, mais leurs occupants ont été cantonnés sur la place Adrien Zeller, à plusieurs centaines de mètres du Parlement européen, par la police.   Suite...

 
Plusieurs centaines de salariés d'ArcelorMittal venus de Florange et de Liège ont vainement tenté mercredi de manifester devant le Parlement européen dont la police interdisait l'accès. Les sidérurgistes étaient venus demander à l'Europe d'agir pour empêcher la fermeture de leurs installations. /Photo prise le 6 février 2013/REUTERS/Christian Hartmann