Imbroglio sur les offres de reprise de Petroplus France

mercredi 6 février 2013 19h38
 

PARIS/ROUEN, Seine-Maritime (Reuters) - Les 470 salariés de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne (Seine-Maritime) devront attendre deux mois de plus avant d'être fixés sur leur sort, qui reste incertain tant la confusion règne sur l'existence d'offres sérieuses de reprise.

Les candidats à la reprise du site ont désormais jusqu'au 16 avril, date de l'arrêt d'activité de la raffinerie, pour déposer des offres complètes, les administrateurs provisoires du site disant n'avoir reçu que cinq "manifestations d'intérêt".

"Aucun des dossiers déposés ne constitue (...) une offre susceptible d'être présentée au tribunal dans l'objectif d'un plan de cession", disent-ils dans un communiqué publié mercredi.

Arnaud Montebourg, qui avait évoqué mardi "cinq offres formellement déposées", est resté mercredi optimiste, maintenant le terme "offres", dont deux "sérieuses" malgré les doutes.

"Nous sommes aujourd'hui parfaitement confiants", a déclaré le ministre du Redressement productif à des journalistes dans les couloirs de l'Assemblée. "Ce sont des offres pour deux d'entre elles, sur les six qui ont été déposées, qui sont sérieuses, qui sont crédibles, financées, qui demandent à être finalisées. C'est ce que nous sommes en train de faire."

Les deux offres "sérieuses" émanent selon le ministre des sociétés suisse Terrae et égyptienne Arabiyya Lel Istithmaraat, mais cette dernière a démenti avoir déposé une offre ferme, évoquant seulement un projet à l'étude.

Le président d'Arabiyya Lel Istithmaraat sera à Paris jeudi, a-t-on appris auprès d'un porte-parole de la société basé au Caire.

La sixième offre évoquée par Arnaud Montebourg concerne la société NetOil(Dubaï), qui a confirmé une première offre déjà rejetée en novembre par le tribunal de commerce de Rouen, selon les administrateurs.

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Les cinq candidats à la reprise de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne doivent compléter leur offre d'ici au 16 avril, a-t-on appris mercredi de source syndicale. /Photo d'archives/REUTERS/Philippe Wojazer