Le gouvernement juge une reprise de Petroplus possible sans aide

mercredi 6 février 2013 14h33
 

PARIS (Reuters) - L'éventuelle reprise de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne par l'un des deux candidats jugés "sérieux" pourrait se faire sans l'aide de l'Etat via le Fonds stratégique d'investissement (FSI), a dit mercredi la porte-parole du gouvernement.

Cinq offres de reprise ont été déposées mardi devant le tribunal de commerce de Rouen (Seine-Maritime). Celles du groupe égyptien Arabiyya Lel Istithmaraat et du suisse Terrae semblent les plus prometteuses.

"Comme l'a dit (le ministre du Redressement productif) Arnaud Montebourg, le gouvernement est susceptible d'apporter un apport du FSI mais en même temps tout semble indiquer que certaines offres pourraient être possibles même sans apport du FSI", a déclaré Najat Vallaud-Belkacem lors du compte rendu du conseil des ministres.

Elle a précisé que des représentants du groupe Arabiyya Lel Istithmaraat rencontreraient dans l'après-midi le ministre du Redressement productif.

Le groupe égyptien s'est engagé à maintenir les emplois et a exprimé son souhait de voir l'Etat participer à hauteur de 20 à 25% maximum au capital de Petroplus.

"Il s'agit d'un souhait, il ne s'agit pas d'une demande nécessaire à l'investissement. L'offre sera maintenue si l'Etat refuse", a déclaré le représentant de l'entreprise Michel Billard de la Motte sur Europe 1.

Ce dernier a précisé que son groupe était prêt à investir "certainement au-delà de 100 millions d'euros".

La porte-parole du gouvernement a elle indiqué que l'investisseur suisse Terrae avait réuni 250 millions d'euros.

"Nous allons faire en sorte que ces marques d'intérêt trouvent un aboutissement", a-t-elle conclu, rappelant que ce serait au tribunal de commerce de se prononcer sur la validité des offres.   Suite...

 
L'éventuelle reprise de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne par l'un des deux candidats jugés sérieux pourrait se faire sans l'aide de l'Etat via le Fonds stratégique d'investissement (FSI), a dit mercredi Najat Vallaud-Belkacem, la porte-parole du gouvernement. /Photo d'archives/REUTERS/Jacky Naegelen