La France envisage un début de retrait du Mali dès mars

mercredi 6 février 2013 13h08
 

par Marine Pennetier

PARIS (Reuters) - La France envisage d'entamer dès mars prochain le mouvement de retrait de ses forces du Mali, sauf imprévu sur le terrain, quatre semaines après le début de l'opération Serval qui a permis de repousser les djihadistes dans le nord du pays.

François Hollande, qui s'est rendu samedi dernier au Mali pour promettre que les soldats français resteraient "le temps qu'il faudra", l'a confirmé mercredi en conseil des ministres.

"Nous considérons que si les choses se passent bien", le retrait des soldats pourra commencer "dans le courant du mois de mars", a déclaré la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, lors du compte rendu de la réunion.

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a dit mercredi que le contingent français avait atteint son niveau maximum et confirmé un début de retrait "d'ici quelques semaines". Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, avait parlé mardi d'un retrait possible en mars.

L'opération Serval mobilise aujourd'hui 4.600 soldats français, dont 3.500 sur le sol malien.

Après avoir repris les principales villes du Nord-Mali - Gao, Tombouctou et Kidal - aux groupes islamistes qui en avaient pris le contrôle au printemps 2012, l'armée française doit passer le relais progressivement à une force africaine dans le cadre de la Misma (Mission internationale de soutien au Mali).

"Aujourd'hui nous avons (...) 4.000 soldats africains (au Mali), ce qui veut dire que le passage progressif de la présence française militaire à la présence militaire africaine pourra se faire relativement rapidement", a estimé Jean-Yves Le Drian.

"A partir de quelques semaines, on pourra commencer à diminuer notre format", a-t-il ajouté sur Europe 1.   Suite...

 
Militaires français près de Bamako, au Mali. Paris évoque pour la première fois un retrait de ses forces du Mali, quatre semaines après le début de l'opération Serval qui a permis de repousser les djihadistes dans le nord du pays. /Photo prise le 19 janvier 2013/REUTERS/Eric Gaillard