Démission du gouvernement tunisien après la mort d'un opposant

mercredi 6 février 2013 22h49
 

par Tarek Amara

TUNIS (Reuters) - Les islamistes au pouvoir en Tunisie ont annoncé mercredi la démission du gouvernement et promis d'organiser rapidement des élections pour tenter de calmer les violentes manifestations provoquées par l'assassinat du dirigeant de l'opposition laïque Chokri Belaïd.

De nouveaux affrontements ont éclaté mercredi soir devant le ministère de l'Intérieur, où un policier a été tué par des jets de pierres, a-t-on appris de source officielle.

Un peu plus tôt, le Premier ministre Hamadi Jebali, membre du parti islamiste Ennahda, s'était adressé à la Nation pour annoncer sa décision de former un "gouvernement de compétences nationales" composé de technocrates "n'appartenant à aucun parti et travaillant pour l'intérêt de la Nation".

"Après l'échec des négociations entre les partis sur un remaniement gouvernemental, j'ai décidé de former une petite équipe de technocrates", a-t-il dit en précisant que ses membres n'auraient pas le droit de se présenter aux élections.

Ces dernières, a-t-il souligné, auront lieu le plus rapidement possible.

Cette annonce a été accueillie avec prudence par Mouldi Fahem, un responsable du Parti républicain (opposition laïque).

"La décision du Premier ministre est une réponse aux demandes de l'opposition. Nous en saluons le principe. Nous attendons les détails", a-t-il dit à Reuters.

"C'est une décision tardive, mais une décision importante", a estimé de son côté Beji Caïd Essebi, chef du parti laïque Nida Touns.   Suite...

 
Affrontements entre policiers et manifestants devant le ministère de l'Intérieur à Tunis. Les islamistes au pouvoir en Tunisie ont annoncé mercredi la démission du gouvernement et promis d'organiser rapidement des élections pour tenter de calmer les violentes manifestations provoquées par l'assassinat du dirigeant de l'opposition laïque Chokri Belaïd. /Photo prise le 6 février 2013/REUTERS/Anis Mili