Pas de quotidiens nationaux en kiosque mercredi

mardi 5 février 2013 19h39
 

PARIS (Reuters) - Les patrons du Syndicat de la Presse quotidienne nationale (SPQN) ont décidé de ne pas faire paraître leurs titres mercredi après une nouvelle grève annoncée au sein de la société de distribution Presstalis.

Le Syndicat général du livre et de la communication écrite (SGLCE CGT) a appelé à cesser le travail afin de peser sur les négociations du plan de restructuration de Presstalis, qui prévoit la suppression de 1.250 postes sur 2.500 salariés.

"Avec la menace du syndicat SGLCE CGT du Livre de bloquer totalement cette nuit la distribution de tous les quotidiens - et des seuls quotidiens payants -, le conflit au sein de la société Presstalis prend aujourd'hui une dimension inédite et d'une gravité exceptionnelle", écrit le SPQN dans un communiqué.

Selon lui, ce conflit "met en cause la viabilité économique de la société Presstalis" et "fait peser un risque insoutenable sur les 30.000 marchands de journaux répartis sur le territoire".

Il ajoute que ce conflit "fragilise considérablement les sociétés de presse qui subissent des pertes de recettes récurrentes".

Le syndicat, qui regroupe une dizaine de quotidiens nationaux, se plaint des grèves à répétition des salariés de Presstalis, qui ont mené "une trentaine de mouvements sociaux depuis octobre."

AUCUN SIGNE D'OUVERTURE, DIT LA CGT

"Lorsque le SGLCE CGT souhaite manifester ou souhaite contremanifester ou souhaite s'opposer à un plan de réforme de Presstalis, ce sont les seuls quotidiens nationaux qui sont touchés", a dit à Reuters Denis Bouchet, directeur du SPQN.

"Depuis octobre, depuis l'annonce de cette réforme (...) on a déjà fait face à une trentaine de mouvements soit perlés soit globaux. Mais là pour la première fois il y avait l'annonce d'un blocage total de l'ensemble des quotidiens nationaux ce soir", a-t-il ajouté.   Suite...

 
Les patrons du Syndicat de la Presse quotidienne nationale (SPQN) ont décidé de ne pas faire paraître leurs titres mercredi après une nouvelle grève annoncée au sein de la société de distribution Presstalis. /Photo d'archives/REUTERS/Benoît Tessier