Course de lenteur sur le mariage homosexuel

mardi 5 février 2013 18h49
 

PARIS (Reuters) - Les députés français ont poursuivi mardi leur course de lenteur sur le projet de loi ouvrant le mariage et l'adoption aux couples homosexuels en abordant les dispositions sur l'état civil des enfants issus de cette union.

L'article 4 permet de maintenir les termes "père" et "mère" et de réserver le terme "parent" à quelques cas limités.

L'opposition UMP a poursuivi sa bataille contre la réforme en utilisant tous les moyens dont elle dispose pour ralentir les débats. Mardi après-midi, sur les 5.000 amendements déposés, 2.825 n'avaient pas encore été examinés.

Les UMP Hervé Mariton et Philippe Gosselin ont continué à croiser le fer avec le rapporteur du texte, le président de la commission des Lois, le socialiste Jean-Jacques Urvoas, et la garde des Sceaux, Christiane Taubira.

Le gouvernement et sa majorité ont, à diverses reprises, fait état de l'examen au même moment par la Chambre des communes, à Londres, d'un texte instaurant le mariage gay présenté par le gouvernement conservateur de David Cameron et largement soutenu par l'opposition travailliste.

Commencé il y a une semaine, l'examen de ce texte est prévu pour s'achever le week-end prochain, un vote solennel sur l'ensemble étant prévu le mardi 12 février, le Sénat devant l'examiner à partir du 18 mars en séance publique.

Mais les débats pourraient s'achever un peu plus tôt que prévu malgré les fermes déclarations des uns et des autres, la fatigue commençant faire sentir ses effets.

"Nous ne voulons rien lâcher. S'il faut siéger le week-end, nous aurons la mobilisation nécessaire", a dit Christian Jacob, le président du groupe UMP.

Emile Picy, édité par Yves Clarisse

 
Les députés français ont poursuivi mardi leur course de lenteur sur le projet de loi ouvrant le mariage et l'adoption aux couples homosexuels en abordant les dispositions sur l'état civil des enfants. L'article 4 permet de maintenir les termes "père" et "mère" et de réserver le terme "parent" à quelques cas limités. /Photo prise le 5 janvier 2013/REUTERS/Charles Platiau