La CGT fait une ouverture pour le site Goodyear d'Amiens-Nord

mardi 5 février 2013 17h04
 

MONTREUIL, Seine-Saint-Denis (Reuters) - La CGT a fait mardi une ouverture pour sauver l'usine Goodyear d'Amiens-Nord, où près de 1.200 emplois sont menacés, et rejeté les critiques sur son dogmatisme supposé qui a creusé ces derniers jours le fossé entre les centrales syndicales.

La confédération, qui est ultra-majoritaire à Amiens-Nord (80%), se dit prête à valider un projet de reprise par Titan international si le groupe américain s'engage à poursuivre la production de pneus agricoles sur le site.

"Un simple engagement à maintenir les emplois ne peut suffire puisqu'il n'empêche pas de licencier", ont expliqué plusieurs dirigeants du syndicat lors d'une conférence de presse à son siège de Montreuil, près de Paris.

Le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg, s'était auparavant engagé à reprendre le dialogue avec Titan, saluant les dernières déclarations du secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, sur ce dossier épineux.

Titan, qui a repris une partie des activités du producteur de pneumatiques dans le monde, avait renoncé en septembre 2012 à reprendre le site d'Amiens-Nord faute d'accord avec la CGT sur un plan de départs volontaires.

Le projet de fermeture de l'usine a été annoncé le 31 janvier, avant un nouveau Comité central d'entreprise prévu le 12 février.

Tant Thierry Le Paon, successeur désigné de Bernard Thibault au poste de secrétaire général de la CGT, que Carlos Moreira, responsable de la fédération des industries chimiques, et Mickael Wamen, délégué à Amiens-Nord, ont dénoncé mardi le "déchaînement politico-médiatique" contre la CGT depuis l'annonce de la fermeture.

Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT, a ainsi estimé que la CGT avait une position "dogmatique" et qu'elle portait "une responsabilité dans ce qui se passe", à parts égales avec la direction.

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La CGT a fait mardi une ouverture pour sauver l'usine Goodyear d'Amiens-Nord, où près de 1.200 emplois sont menacés. La confédération, qui est ultra-majoritaire à Amiens-Nord (80%), se dit prête à valider un projet de reprise par Titan international si le groupe américain s'engage à poursuivre la production de pneus agricoles sur le site. /Photo prise le 31 janvier 2013/REUTERS/Pascal Rossignol