Journée de la dernière chance pour Petroplus

mardi 5 février 2013 15h30
 

ROUEN (Reuters) - Les 470 salariés de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne, en Seine-Maritime, sont suspendus mardi au dépôt d'offres de reprise de leur groupe devant le tribunal de Rouen, un dossier emblématique suivi de près par le gouvernement français.

Les chances de trouver un repreneur pour cette raffinerie, à l'arrêt depuis janvier 2012 après le dépôt de bilan de son propriétaire Petroplus, sont toutefois limitées, estiment les services du Premier ministre, qui ont rencontré l'intersyndicale lundi soir.

Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, a fait valoir pour sa part que l'Etat était prêt à mettre de l'argent dans cet équipement, devenu symbolique des difficultés de l'industrie française.

"Pour reprendre une raffinerie de cette envergure, il faut deux choses : beaucoup d'argent et du pétrole. Nous sommes disponibles pour accompagner un offreur, nous l'avons dit à tous ceux qui se sont présentés", a-t-il déclaré sur RTL, précisant attendre plusieurs propositions.

Lors de la dernière audition début novembre, une seule offre ferme, de la société NetOil, qui dit avoir obtenu un accord avec le pétrolier BP, et six lettres d'intention avaient été déposées auprès du tribunal de commerce de Rouen.

Selon l'intersyndicale, NetOil est toujours candidat au rachat et de nombreuses sociétés se seraient dites intéressées, parmi lesquelles une société iranienne, frappée par des sanctions internationales mais qui "aurait tout pour plaire".

"Ce sont des raffineurs, ils ont du pétrole et de l'argent", estime Yvon Scornet, porte-parole de l'intersyndicale.

Concernant la fourniture de pétrole à raffiner, Arnaud Montebourg a assuré que la piste libyenne, un temps évoquée, était sérieuse.

"Elle l'a toujours été", a-t-il dit, ajoutant que les pays producteurs de pétrole ont intérêt aujourd'hui à se positionner sur le marché européen.   Suite...

 
Les 470 salariés de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne, en Seine-Maritime, sont suspendus mardi au dépôt d'offres de reprise de leur groupe devant le Tribunal de Rouen, un dossier emblématique suivi de près par le gouvernement. /Photo d'archives/REUTERS/Philippe Wojazer