Négociations sous tension dans l'automobile

mardi 5 février 2013 09h30
 

PARIS (Reuters) - Les négociations sociales chez Renault et PSA Peugeot Citroën reprennent ce mardi dans un contexte de plus en plus tendu avec l'accélération du calendrier chez les deux constructeurs.

Le groupe au losange, qui espère conclure un accord sur la compétitivité de ses usines françaises au début du mois, retrouvera dès la matinée les représentants syndicaux à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) pour une nouvelle séance de discussions.

Renault s'est engagé à maintenir tous ses sites de production dans l'Hexagone et à leur allouer des volumes supplémentaires en échange d'un gel des salaires, d'un allongement du temps de travail et d'un élargissement du système de mobilités.

La CGT a d'ores et déjà prévenu que le projet proposé était inacceptable.

"Je ne vois pas bien comment une organisation syndicale pourrait signer un accord qui va se traduire à la fois socialement par des dégâts importants (...) et puis qui va encore amplifier les problèmes d'inefficacité de l'entreprise: quand on est de moins en moins, on ne peut pas éternellement faire un travail de qualité du premier coup", a déclaré Fabien Gache, représentant du deuxième syndicat de Renault, au cours d'une conférence de presse

Il a ajouté qu'à ses yeux, les volumes supplémentaires promis par la direction correspondent en fait à des programmes déjà connus, notamment le futur Trafic destiné à l'usine de Sandouville (Seine-Maritime).

A la CFE-CGC, premier syndicat du groupe, on est davantage confiant qu'un accord puisse être trouvé.

"Le compte n'y est pas pour le moment, mais les positions peuvent encore évoluer, les négociations sont faites pour cela", a déclaré de son côté au téléphone Dominique Chauvin, représentant du syndicat. Il demande notamment des précisions sur les nouvelles productions et leurs affectations, sur les réductions d'effectifs dans l'ingénierie ainsi qu'un rééquilibrage entre Flins (Yvelines) et la Turquie pour la Clio.

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The name of French car maker Renault is seen next tools on an employee's jacket as he demonstrates against the company's new labour deal in front of the Renault car factory in Flins, near Paris, January 29, 2013. The carmaker was aiming to cut 7,500 jobs in France by 2016 to help boost competitiveness as the slump in its domestic and European markets shows no sign of easing. REUTERS/Christian Hartmann (FRANCE - Tags: BUSINESS EMPLOYMENT TRANSPORT) - RTR3D41K