La mort du bébé in utero à Paris pas due au manque de place

lundi 4 février 2013 21h58
 

PARIS (Reuters) - Les premiers éléments de l'enquête interne sur la mort vendredi d'un bébé in utero dans une clinique parisienne ne révèlent pas un manque de place et les effectifs étaient au complet, indique lundi l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP).

Elle précise que les résultats d'une enquête approfondie sur le décès de l'enfant à la clinique Port-Royal, dans le XVe arrondissement, sont attendus pour le début du mois de mars.

"De premiers éléments d'enquête montrent que les effectifs soignants, médicaux et paramédicaux, étaient au complet et que la disponibilité des lits et des salles permettait de recevoir les urgences", assure l'AP-HP dans un communiqué publié lundi soir.

"L'examen médical de cette patiente n'a pas conduit à la décision de la prendre en charge en urgence", ajoute-t-elle.

Cette enquête administrative et médicale a été demandée par la ministre de la Santé, Marisol Touraine, tandis que des investigations judiciaires ont été ordonnées par le parquet.

"Une enquête en vingt-quatre heures ne peut pas donner tous les éléments de réponse donc il faudra attendre les enquêtes pour avoir plus d'éléments", a réagi l'avocat du couple, Me Ariel Goldmann, sur BFM TV.

Il a souligné que ses clients étaient "extrêmement combatifs" et voulaient savoir ce qui s'était passé.

"Ils veulent tout simplement savoir si la mort de leur enfant in utero aurait pu être évitée, si quelque chose a dérapé", a-t-il dit.

Le mari de Deborah, dont le bébé est mort en fin de semaine dernière, a porté plainte après que la mère eut été renvoyée chez elle par le personnel de la maternité Port-Royal où son accouchement, jugé à risques, était programmé.   Suite...