La France restera au Mali le temps qu'il faudra, assure Hollande

samedi 2 février 2013 20h50
 

par David Lewis et Richard Valdmanis

BAMAKO/TOMBOUCTOU (Reuters) - François Hollande a assuré samedi les Maliens que la France resterait à leurs côtés "le temps qu'il faudrait" lors d'une visite éclair au Mali trois semaines après le début de l'opération Serval menée contre les islamistes armés du nord du pays.

Le président français, accueilli dans la matinée par son homologue malien, le président par intérim Dioncounda Traoré, s'est offert un bain de foule à Tombouctou, une ville du Nord récemment reprise aux groupes islamistes par les forces françaises et maliennes, avant de rejoindre la capitale Bamako.

Scandant "Vive la France" et arborant des drapeaux tricolores, de nombreux Maliens sont venus remercier le chef de l'Etat qui était accompagné par le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian et le ministre chargé du Développement Pascal Canfin.

Prenant la parole ensuite à Bamako peu après Dioncounda Traoré qui l'a qualifié de "frère de tous les Maliens et les Maliennes", François Hollande a rendu hommage aux "sacrifices" de l'armée malienne et au lieutenant français Damien Boiteux.

"J'ai pris une décision grave d'engager les soldats français avec les soldats maliens, c'était l'appel que m'avait lancé le président Traoré, c'était le devoir de la France", a-t-il déclaré sur la place de l'Indépendance à une foule brandissant des drapeaux français et maliens.

"Depuis cette date du 11 janvier, ville après ville, village après village, les armées du Mali et de la France appuyées par les pays de l'Afrique de l'Ouest, rendent enfin au Mali son unité, son intégrité et sa force."

"Le terrorisme a été repoussé, il a été chassé mais il n'a pas encore été vaincu", a-t-il ajouté.

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Sur la place de l'Indépendance à Bamako, François Hollande a déclaré que le terrorisme avait été chassé par l'intervention des forces maliennes et françaises mais qu'il n'avait pas encore été vaincu. /Photo prise le 2 février 2013/REUTERS/Joe Penney