La droite part à l'offensive contre "l'Etat PS"

vendredi 1 février 2013 13h26
 

PARIS (Reuters) - L'opposition de droite accuse l'exécutif français de constituer un "Etat PS" et de se livrer à une véritable purge dans la fonction publique, en contradiction avec les engagements de François Hollande d'instaurer une République exemplaire.

L'Elysée et Matignon rejettent ces critiques, invoquant des critères de compétence et affirmant que seule une poignée de hauts fonctionnaires s'étant mis au service exclusif de l'ex-président Nicolas Sarkozy ont été évincés.

"Il y a quelques mois, il y avait eu des articles de presse disant que des gens de gauche se plaignaient que beaucoup de gens de droite étaient nommés", dit-on dans l'entourage du Premier ministre Jean-Marc Ayrault.

"C'est peut être la preuve que dans les nominations intervenues, on recherche les talents et les mérites et pas la récompense des uns ou des autres", ajoute-t-on.

Mais Luc Chatel, vice-président délégué à l'UMP, dénonce une "véritable chasse aux sorcières" et réclame la création d'un observatoire des nominations en France.

Plus de 30% des préfets et près de 50% des recteurs de l'Education nationale ont été changés, un mouvement qui s'ajouterait à la nomination de proches de François Hollande à la tête d'organismes publics, affirme-t-il.

Les nominations d'Olivier Schrameck, proche de l'ex-Premier ministre PS Lionel Jospin, à la présidence du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), puis celle de l'ex-ministre Jack Lang à l'Institut du monde arabe ont relancé les critiques apparues dès les premiers mois de la présidence Hollande.

Le souhait du gouvernement de voir Anne Lauvergeon, ex-patronne d'Areva et ancienne conseillère de François Mitterrand prendre la tête d'EADS, a apporté de l'eau au moulin des pourfendeurs de "l'Etat PS".

"PURGE SANS PRÉCÉDENT"   Suite...

 
L'opposition de droite accuse l'exécutif français de constituer un "Etat PS" et de se livrer à une véritable purge dans la fonction publique, en contradiction avec les engagements de François Hollande d'instaurer une République exemplaire. L'Elysée et Matignon rejettent ces critiques, invoquant des critères de compétence et affirmant que seule une poignée de hauts fonctionnaires s'étant mis au service exclusif de l'ex-président Nicolas Sarkozy ont été évincés. /Photo d'archives/REUTERS/François Lenoir