Goodyear France décidé à fermer le site d'Amiens-Nord

jeudi 31 janvier 2013 18h24
 

PARIS (Reuters) - Goodyear Dunlop France a annoncé jeudi la fermeture à venir de l'usine de pneumatiques d'Amiens-Nord (Somme), qui entraînerait la suppression de 1.173 postes, tandis que les syndicats se disent prêts à se battre jusqu'au bout.

La fermeture de l'usine "est la seule option possible après cinq années de négociations infructueuses", a déclaré la direction à l'issue d'un Comité central d'entreprise (CCE).

La CGT a aussitôt appelé à la grève et à un rassemblement de tous les salariés de l'entreprise en France au siège de Rueil-Malmaison, près de Paris, le 12 février, date d'une nouveau CCE où seront exposés les détails du projet.

Selon le syndicat, le fabricant veut abandonner la production de pneumatiques agricoles en Europe et réduire globalement les volumes d'emplois.

"On va se battre jusqu'au bout et on fera en sorte que ce site soit encore là de longues années", a déclaré Mickaël Wamen, délégué CGT, qui a interpellé le gouvernement et le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg.

"J'en profite pour dire à Arnaud Montebourg, 'puisque t'as dit ce matin que tu voulais éviter le pire mon pote: tu prends ton copain Hollande et tu fais ton boulot'", a-t-il dit.

Lors de ses voeux, Arnaud Montebourg a répondu qu'il avait demandé à l'entreprise de surseoir à l'exécution de son plan et dit qu'il allait essayer de convaincre toutes les parties, tout en invitant la CGT à adopter un ton plus modéré.

"Nous souhaitons que la CGT mette de l'eau dans son vin, que Goodyear mette du vin dans son eau et que Titan (un repreneur potentiel-NDLR) boive le vin et l'eau des deux et avec ça on va peut-être y arriver", a-t-il dit.

"Si on n'est pas capable de s'entendre autour d'intérêts industriels, nous aurons des déboires. Si nous arrivons à dialoguer et à s'entendre, on y arrivera", a-t-il ajouté.   Suite...

 
Devant l'usine Goodyear d'Amiens-Nord (Somme). Goodyear Dunlop a confirmé jeudi son projet de fermeture de cette usine de pneumatiques, qui entraînerait la suppression de 1.173 postes. /Photo prise le 31 janvier 2013/REUTERS/Pascal Rossignol