Les fonctionnaires manifestent leur "impatience"

jeudi 31 janvier 2013 19h05
 

PARIS (Reuters) - Pour la première fois depuis son élection, François Hollande a été confronté jeudi à un mouvement de grève des fonctionnaires, une part importante de son électorat, mais le mouvement a été peu suivi, selon le gouvernement.

Les quelque 5,2 millions de fonctionnaires français étaient appelés à cesser le travail et à manifester par trois syndicats, CGT, FSU et Solidaires, mais le taux de participation moyen était de 6,62%, indique le ministère de la Fonction publique.

Les taux de participation à la grève étaient de 6,62 % dans la fonction publique de l'Etat, de 7,59 % dans la fonction publique hospitalière et de 4,27% dans la fonction publique territoriale, précise-t-il dans un communiqué.

Dans l'Education, 11,24% des enseignants ont fait grève, dont 16,32% dans le premier degré et 6,90% dans le second degré, selon le ministère.

D'après le Syndicat national des enseignements du second degré (Snes) environ 25% des personnels du second degré étaient en grève.

Selon les syndicats, plus de 150.000 personnes sont descendues dans les rues de Paris et de nombreuses villes pour "dire leurs légitimes exigences et leur fort mécontentement". Mais la mobilisation était très inégale selon les régions.

"Pas de commerce de nos droits", "25 élèves par classe, c'est pas du luxe", "Le changement, c'est maintenu ?"," Depuis trois ans nos salaires baissent", pouvait-on lire sur les banderoles.

Les organisations syndicales demandent une revalorisation du point d'indice qui sert de référence pour le calcul des salaires dans la fonction publique et qui est gelé depuis 2010.

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Manifestation à Marseille de fonctionnaires en grève pour réclamer un geste sur l'emploi et les rémunérations. Les quelque 5,2 millions de fonctionnaires français étaient appelés jeudi à cesser le travail et à manifester par trois syndicats, CGT, FSU et Solidaires, qui entendent peser sur des négociations prévues le 7 février. /Photo prise le 31 janvier 2013/REUTERS/Jean-Paul Pélissier