Une bonne partie de la mission serait accomplie au Mali

jeudi 31 janvier 2013 08h48
 

PARIS (Reuters) - Une grande partie de la mission des forces maliennes et françaises visant à reconquérir le Nord-Mali, tombé sous le contrôle de groupes islamistes armés, a été accomplie mais le plus dur reste peut-être à faire, estime le président malien par intérim Dioncounda Traoré dans une interview diffusée jeudi.

Les forces françaises et les forces maliennes ont repris ces derniers jours les villes de Gao et Tombouctou, ce qui leur a redonné le contrôle de l'ensemble de la boucle du Niger. L'armée française a également pris le contrôle de l'aéroport de la ville de Kidal dans la nuit de mardi à mercredi.

"Je pense que si les choses continuent de la manière dont elles ont commencé, je pense que dans un mois au maximum nous arriverons à être présent partout", dit-il dans une interview accordée à RFI qui sera diffusée jeudi. "Nous irons au-delà de Kidal et nous irons chercher nos adversaires partout où ils iront."

Le Mali a demandé le 10 janvier dernier l'aide militaire de la France afin de repousser une offensive des groupes armés islamistes qui avaient repris leur offensive vers le sud. L'opération Serval a été déclenchée le lendemain.

"Une bonne partie de la mission est accomplie mais je ne sais pas si le plus dur est fait, parce qu'une chose est de reconquérir les territoires occupés et une autre chose est de réorganiser la vie et de faire en sorte que les gens qui ont vécu ensemble pendant des siècles réapprennent à vivre ensemble", souligne Dioncounda Traoré.

Paris a appelé mercredi les autorités maliennes à "engager sans plus attendre des discussions avec les représentants légitimes des populations du Nord (élus locaux, société civile) et les groupes armés non terroristes reconnaissant l'intégrité du Mali"

"Seul un dialogue Nord-Sud permettra de préparer le retour de l'Etat malien dans le Nord du pays", a dit un porte-parole du ministère français des Affaires étrangères.

POURSUITES EN CAS D'EXACTIONS

Revenant sur l'absence de combats lors de la "libération" de Gao et de Tombouctou, le chef de l'Etat par intérim a estimé que cela jetait le flou sur la stratégie des islamistes, qui se sont sans doute repliés dans le massif montagneux de l'Adrar des Ifoghas, près de la frontière algérienne.   Suite...

 
Le président malien par intérim (au centre) en compagnie de militaires français et maliens sur une base de Bamako. Une grande partie de la mission des forces maliennes et françaises visant à reconquérir le Nord-Mali, tombé sous le contrôle de groupes islamistes armés, a été accomplie mais le plus dur reste peut-être à faire, estime Dioncounda Traoré dans une interview diffusée jeudi. /Photo prise le 16 janvier 2013/REUTERS/Joe Penney