Les familles veulent la vérité dans l'affaire Merah

mercredi 30 janvier 2013 14h02
 

PARIS (Reuters) - Les familles de victimes de Mohamed Merah pressent l'exécutif de répondre aux dysfonctionnements policiers apparus lors de l'affaire, alors que deux hommes ont été interpellés à Toulouse dans l'enquête sur les complicités dont il aurait pu bénéficier.

Elles devaient être reçues mercredi par le ministre de l'Intérieur Manuel Valls pour réclamer la déclassification de nouveaux documents sur l'auteur des tueries de Montauban et Toulouse, qui ont fait sept morts en mars 2012.

Dans Le Monde du 31 janvier, Manuel Valls répond que tout ce qui peut être déclassifié le sera, mais "pas les éléments qui exposeraient des sources, étrangères ou françaises".

"Nous n'avons rien à cacher, c'est l'intérêt de l'Etat que la vérité soit faite dans cette enquête", précise le ministre.

Selon le quotidien, le gouvernement a déjà tiré les leçons des dysfonctionnements révélés en octobre dans un rapport en signant un décret réorganisant la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI).

En outre, le nouveau chef de la DCRI aurait limogé la patronne du contre-terrorisme, Dominique Roulière, pour tirer les leçons de l'échec de l'affaire Merah, ajoute Le Monde.

Manuel Valls devait recevoir en fin de journée les familles des trois militaires tués et de celui blessé par Mohamed Merah, qui a également assassiné trois enfants juifs et un rabbin.

La veille de cette rencontre, deux hommes ont été interpellés à Toulouse dans l'enquête sur les complicités dont aurait pu bénéficier le djihadiste français, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

Les deux hommes, une "connaissance" de Mohamed Merah et un membre d'une cellule salafiste de Toulouse, âgés respectivement de 28 et 30 ans, ont été placés en garde à vue et transférés à la DCRI près de Paris, apprend-on de source policière.   Suite...

 
Sur les lieux de l'assaut contre Mohamed Merah, à Toulouse. Deux hommes ont été interpellés mardi à Toulouse dans l'enquête sur les complicités dont il aurait pu bénéficier, alors que subsistent des interrogations sur l'attitude des services de renseignement envers le djihadiste français. /Photo prise le 23 mars 2012/REUTERS/Jean-Paul Pélissier