L'ANSM suspend la pilule Diane 35, interdiction dans 3 mois

mercredi 30 janvier 2013 19h17
 

SAINT-DENIS, Seine-Saint-Denis (Reuters) - L'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a annoncé mercredi l'interdiction dans trois mois de la pilule Diane 35 et de ses génériques en raison des risques de thromboses et d'embolies pulmonaires liés à sa prise.

Cette pilule, utilisée dans le traitement de l'acné, fait l'objet d'une procédure de suspension dès ce mercredi.

"L'agence a décidé d'engager à partir de ce jour une procédure de suspension", a déclaré le directeur général de l'ANSM, Dominique Maraninchi, lors d'une conférence de presse.

Cette procédure durera trois mois pendant lesquels les femmes qui prennent ce médicament ne doivent pas interrompre la prise et sont invitées à consulter leurs médecins, qui ne doivent de leur côté plus la prescrire à partir de mercredi.

"Après, toute prescription sera interdite", a ajouté Dominique Maraninchi, ajoutant que tous les lots de Diane 35 et de ses génériques seraient retirés des pharmacies.

L'ANSM a fait état dimanche dernier de quatre décès depuis 1987 en France liés à la pilule Diane 35, fabriquée par les laboratoires Bayer et utilisée en France comme un traitement contre l'acné et comme un contraceptif oral.

Environ 315.000 femmes utilisaient cette pilule ou ses génériques en France en 2012.

"Ce n'est pas une pilule", a dit Dominique Maraninchi, ajoutant que son efficacité contre l'acné est "modérée".

Dans un communiqué, le groupe Bayer France dit "prendre acte avec surprise" de la décision de l'ANSM.   Suite...

 
En raison de risques de thromboses et d'embolies pulmonaires liés à sa prise, l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé a annoncé mercredi l'interdiction dans trois mois de la pilule Diane 35 et de ses génériques./Photo prise le 30 janvier 2013/REUTERS/Régis Duvignau