Pour Mélenchon, il faut changer le patron de Renault-Nissan

mardi 29 janvier 2013 21h09
 

PARIS (Reuters) - Le groupe Renault-Nissan doit changer de patron, car Carlos Ghosn "a fait preuve de son inefficacité absolue", a déclaré mardi Jean-Luc Mélenchon.

Les négociations sociales chez Renault et PSA Peugeot Citroën ont repris mardi dans un climat tendu marqué par des débrayages dans plusieurs usines.

Confrontés à un marché européen en berne, les deux constructeurs automobiles français ont engagé avec les syndicats des discussions, sur un plan de compétitivité côté Renault, et sur un plan social prévoyant 8.000 suppressions d'emplois chez PSA.

"Je pense qu'il faut changer le patron de Renault-Nissan parce qu'il a fait preuve de son inefficacité absolue", a commenté Jean-Luc Mélenchon dans l'émission "Preuves par trois", sur Public Sénat.

"D'abord il coûte très cher, je pense qu'on pourrait trouver un patron qui coûte moins cher pour des résultats au moins aussi intéressants que les siens. Deuxièmement, il a laissé Renault en jachère au profit de Nissan, c'est ce que disent tous les syndicats de l'entreprise", a-t-il poursuivi.

"Donc Carlos Ghosn est un mauvais patron et moi, en tant qu'actionnaire, je pense qu'il faut en trouver un autre, celui-là a fait son temps", a insisté le chef de file du Parti de Gauche.

"Ce serait un ouvrier, un contremaître, un ingénieur qui aurait de telles contre performances à son actif, Carlos Ghosn l'aurait remplacé. Et bien nous nous devons remplacer Carlos Ghosn parce qu'il n'est pas bon du tout comme patron".

Renault espère parvenir à un accord début février et PSA conclure les discussions sur son plan social, notamment les conditions d'indemnisation des départs sur d'autres sites ou à l'extérieur de l'entreprise, en février ou mars.

Sophie Louet, avec Gilles Guillaume

 
Le groupe Renault-Nissan doit changer de patron, car Carlos Ghosn "a fait preuve de son inefficacité absolue", a déclaré mardi Jean-Luc Mélenchon dans l'émission "Preuves par trois", sur Public Sénat. /Photo prise le 29 janvier 2013/REUTERS/Ina Fassbender