François Hollande, retour sur la scène intérieure

mardi 29 janvier 2013 16h03
 

par Elizabeth Pineau

PARIS (Reuters) - Loin du désert malien, victimes de plans sociaux et fonctionnaires français ramènent François Hollande sur le terrain intérieur, où le président affronte la grogne croissante de ceux qui lui ont permis d'entrer à l'Elysée.

La "bataille" contre les islamistes en passe d'être "gagnée" au Mali, selon l'Elysée, ne saurait effacer celle du chômage que le président a promis de faire reculer d'ici fin 2013.

De fait, les piqûres de rappel des engagements présidentiels venant notamment de la gauche du PS continuent de cibler un François Hollande mué ces dernières semaines en "chef de guerre" au Mali, où Paris a engagé 3.500 hommes.

"Quid des promesses de campagne ?", ont demandé en substance ce mardi les salariés menacés d'ArcelorMittal, Sanofi, Peugeot ou Virgin réunis près du ministère du Travail

"Il faut que le monde du travail se mette ensemble pour qu'on fasse tous cause commune contre les licenciements, c'est la seule manière de faire reculer les patrons, de faire reculer le gouvernement", a estimé Jean-Pierre Mercier, militant CGT en lutte pour la sauvegarde du site PSA d'Aulnay.

Jeudi, ce sera au tour des cinq millions de fonctionnaires, dont une bonne partie a voté Hollande le 6 mai 2012, de montrer leur impatience, sur les salaires notamment, à l'appel des syndicats CGT, FSU et Solidaire.

"Qu'il y ait l'organisation d'une journée d'action, ça fait partie de la vie, pour le reste le gouvernement n'a qu'à se féliciter du grand esprit de dialogue qu'il rencontre du côté des organisations de fonctionnaires", temporise-t-on à Matignon.

Invité de BFM-TV, le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, doutait mardi des chances d'inverser la courbe du chômage d'ici un an : "Je pense que c'est très difficile, pour recréer de l'emploi, il faut 1,5 de croissance".   Suite...

 
Loin du désert malien, victimes de plans sociaux et fonctionnaires français ramènent François Hollande sur le terrain intérieur, où le président affronte la grogne croissante de ceux qui lui ont permis d'entrer à l'Elysée. /Photo prise le 23 janvier 2013/REUTERS/Robert Pratta