Nouveau redéploiement entre police et gendarmerie

mardi 29 janvier 2013 14h15
 

PARIS (Reuters) - Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, a dévoilé mardi aux syndicats policiers les détails d'un nouveau redéploiement entre la police et la gendarmerie qui concernera une quarantaine de communes françaises.

Mais le syndicat des cadres de la sécurité intérieure (SCSI) regrette une absence de concertation et les choix parfois surprenants, à ses yeux, du ministère.

Alliance, second syndicat de la police en tenue, déplore pour sa part la fermeture de huit commissariats et s'inquiète pour l'avenir su service public "police".

Cette nouvelle vague de redéploiements concerne huit circonscriptions de police couvrant 19 communes qui pourraient basculer en zone gendarmerie, et 9 brigades de gendarmerie couvrant 17 communes qui passeraient en zone police nationale.

Au total, 237.000 habitants sont concernés par ce mouvement qui devrait permettre de dégager des effectifs pour les Zones de sécurité prioritaires (ZSP), qui se veulent la vitrine de la politique de Manuel Valls, précise le quotidien Le Monde.

Ces mouvements sont toutefois coûteux à court terme, avait estimé en 2011 la Cour des comptes.

En 2003-2006, lors d'un grand mouvement initié par Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, 121 communes étaient passées en zone gendarmerie, et 219 en zone police.

Le SCSI rappelle son opposition à de telles opérations "qui n'ont jamais fait la preuve de leur efficacité et qui engendrent des coûts importants pour la collectivité: transferts de personnels, projets immobiliers, etc...".

Il s'étonne également de "choix techniques surprenants", notamment sur le fait qu'on retrouve peu de zones péri-urbaines, où se développent population et délinquance, dans ce redéploiement.   Suite...

 
Manuel Valls, a dévoilé mardi aux syndicats policiers les détails d'un nouveau redéploiement entre la police et la gendarmerie qui concernera une quarantaine de communes. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau