Information judiciaire sur le Grand stade de Lille

mardi 29 janvier 2013 13h41
 

LILLE (Reuters) - Le parquet de Lille a confirmé mardi avoir ouvert une information judiciaire à la fin de l'année 2012 sur les conditions d'attribution en 2008 du chantier du Grand stade de Lille au groupe de BTP Eiffage.

L'information judiciaire pour "faux" a été confiée à la doyenne des juges d'instruction Fabienne Atzori, spécialisée dans les délits financiers, précise Libération, qui a révélé l'information.

L'ouverture de cette procédure fait suite à une plainte déposée en avril 2012 par un ancien élu de la ville de Lambersat (Nord), Eric Darques, qui affirme que la communauté urbaine de Lille a privilégié le projet d'Eiffage malgré un surcoût de presque 110 millions d'euros par rapport à celui du groupe Bouygues.

"Maintenant qu'un juge indépendant est nommé, on va avoir la manifestation de la vérité, c'est tout ce que je souhaite. Ce qui m'importe, c'est que la lumière soit faite sur cette affaire", a dit à Reuters Eric Darques.

"Il faut comprendre pourquoi à quelques heures du vote le 1er février 2008, on est passé d'un projet à un autre sans explication, alors que rien ne le justifiait. Comme il n'y a jamais eu d'explication de la communauté urbaine, la justice va enfin leur demander", a-t-il ajouté.

Une première plainte simple, déposée par le même plaignant, avait été classée sans suite début 2011 par le parquet de Lille.

La communauté urbaine de Lille a indiqué par le passé avoir voté sur la base d'un document dont le plaignant assure qu'il a été rédigé après le vote.

Le Grand stade de Lille, un équipement multifonctionnel qui peut accueillir 50.000 personnes, a été inauguré l'été dernier.

L'équipe de football de Lille (Ligue 1) y dispute ses rencontres depuis cette saison.

Pierre Savary, avec Marine Pennetier à Paris, édité par Yves Clarisse

 
Le parquet de Lille a ouvert une information judiciaire à la fin de l'année 2012 sur les conditions d'attribution en 2008 du chantier du Grand stade de Lille au groupe de BTP Eiffage. /Photo d'archives/REUTERS/Stéphane Mahé