Reçue à l'Elysée, Florence Cassez remercie un Hollande invisible

vendredi 25 janvier 2013 21h11
 

PARIS (Reuters) - Florence Cassez a été reçue vendredi par François Hollande et a remercié le président et sa compagne pour leur aide, deux jours après la décision de la Cour suprême du Mexique d'annuler sa condamnation pour complicité d'enlèvement.

Accueillie et raccompagnée par Valérie Trierweiler sur le perron de l'Elysée, Florence Cassez a posé pour les photographes et les caméras de télévision avant de faire une brève déclaration pour remercier le chef de l'Etat.

"Je l'ai remercié et je lui ai expliqué le bonheur que je ressentais à être ici en France, dans mon pays, avec mes parents, avec les miens, avec mes amis", a-t-elle dit avant d'adresser un mot à Valérie Trierweiler.

"Valérie m'a beaucoup aidée, comme vous le savez tous et je l'ai remerciée également", a-t-elle ajouté.

La jeune femme, qui a été reçue pendant plus d'une heure, a dit qu'elle ne savait pas encore si elle rencontrerait Nicolas Sarkozy qui s'était mobilisé durant son mandat pour sa cause.

Des partisans de l'ancien chef de l'Etat ont accusé l'entourage de François Hollande de n'avoir pas rendu hommage au travail effectué par son prédécesseur et d'avoir cherché à "récupérer" la libération de Florence Cassez.

François Hollande, qui a salué dans un communiqué la libération de la jeune femme jeudi, ne s'est pas montré aux côtés de Florence Cassez, qui a suscité un engouement médiatique hors norme depuis son retour en France.

Afin de répondre à la forte affluence de la presse, les services de la présidence ont déployé vendredi un dispositif d'accueil similaire à celui habituellement réservé à un conseil des ministres.

Julien Ponthus, édité par Gérard Bon

 
Florence Cassez et Valérie Trierweiler à l'Elysée. La jeune femme a été reçue vendredi par François Hollande et a remercié le président et sa compagne pour leur aide, deux jours après la décision de la Cour suprême du Mexique d'annuler sa condamnation pour complicité d'enlèvement. /Photo prise le 25 janvier 2013/REUTERS/Christian Hartmann