Enquête préliminaire sur la pilule de troisième génération

vendredi 25 janvier 2013 14h55
 

PARIS (Reuters) - Une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Paris après la première plainte déposée en décembre contre une pilule de troisième génération, a-t-on appris vendredi de source judiciaire.

Cette plainte pour "atteinte involontaire à l'intégrité de la personne humaine" a été déposée par une jeune femme imputant son accident vasculaire cérébral à la pilule Méliane.

Elle vise les laboratoires Bayer et le directeur général de l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM).

Le pôle Santé du tribunal de Paris devrait être saisi de nouvelles plaintes déposées récemment à Bobigny (Seine-Saint-Denis) et visant des pilules contraceptives d'autres marques.

L'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a lancé la semaine dernière une concertation afin de limiter la prescription des pilules contraceptives de dernières générations. Les pilules de troisième génération ne seront par ailleurs plus remboursées à partir du 31 mars.

Dominique Maraninchi, le directeur de l'ANSM, a cependant écarté une suspension de la commercialisation de ces pilules, accusées de provoquer des risques accrus de troubles emboliques veineux.

En France, près de 2,5 millions de femmes, soit 50% de celles sous pilule contraceptive, prennent une pilule de troisième génération.

Chine Labbé et Gérard Bon, édité par Yann Le Guernigou

 
Une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Paris après la première plainte déposée en décembre contre une pilule de troisième génération. /Photo prise le 3 janvier 2013/REUTERS/Eric Gaillard