COR-La Belgique au centre de la succession du PDG de LVMH

vendredi 25 janvier 2013 11h46
 

Correction: bien lire, au 2e paragraphe, que, selon LVMH, seulement une partie des avoirs de Bernard Arnault ont été transférés en Belgique et non la "quasi-totalité" comme écrit auparavant sur la base d'une information de Libération.

par Pascale Denis

PARIS (Reuters) - Le transfert en Belgique d'une partie des avoirs de Bernard Arnault et la demande de nationalité belge du PDG de LVMH apportent un éclairage sur les épineuses questions successorales d'un grand groupe familial.

Le quotidien Libération a affirmé jeudi que Bernard Arnault avait fait transférer en Belgique la quasi-totalité de ses avoirs, "ce qui est faux", selon un porte-parole du groupe.

Le porte-parole a précisé vendredi que la majorité du capital de Groupe Arnault, la holding familiale de contrôle du groupe restait en France.

"Les deux tiers du capital de Groupe Arnault sont en France, un tiers est logé au sein de la société Pilinvest", a-t-il dit.

En décembre 2011, quatre millions d'actions (31%) de Groupe Arnault, la holding familiale de contrôle de l'ensemble des actifs, à une de ses holdings belges, Pilinvest, ont été transférées. Bernard Arnault y a également transféré l'usufruit qu'il détient sur 48,5% du capital de Groupe Arnault, dont il avait déjà donné la nue-propriété à ses cinq enfants, selon Libération.

Un proche de LVMH a confirmé la réalité de ces transferts -mais pas leurs proportions précises- qui seraient motivés par le seul souci du patron de LVMH de pérenniser l'intégrité de son groupe s'il venait à brutalement disparaître.

Après avoir suscité d'intenses polémiques avec la révélation, en septembre, de sa demande de naturalisation belge et avoir assuré qu'il continuerait de vivre et de payer ses impôts en France, Bernard Arnault a finalement décidé de lever un peu le voile sur sa démarche.   Suite...

 
Le transfert en Belgique d'une grande part des avoirs de Bernard Arnault et la demande de nationalité belge du PDG de LVMH apportent un éclairage sur les épineuses questions successorales d'un grand groupe familial. /Photo d'archives/REUTERS/Gonzalo Fuentes