La justice mexicaine ordonne la libération de Florence Cassez

mercredi 23 janvier 2013 22h30
 

par Alexandra Alper

MEXICO/PARIS (Reuters) - La Cour suprême du Mexique a ordonné mercredi la libération immédiate de la Française Florence Cassez, condamnée en 2008 à une peine de 60 ans de prison pour complicité d'enlèvements.

Les magistrats mexicains ont pris cette décision après avoir estimé que le procès de la jeune femme, qui est âgée de 38 ans, avait été entaché d'irrégularités.

Le juge Jorge Pardo a accepté le recours et a ordonné la libération immédiate de Florence Cassez, actuellement détenue dans la prison de Tepepan, au sud de Mexico.

"C'est un grand bonheur, c'est une grande émotion, c'est un moment inouï", a déclaré à Reuters son avocat français, Me Frank Berton, présent à Mexico. "Là je vais la chercher à la prison, vous vous rendez compte? C'est l'aboutissement de sept ans de bataille, de sept ans d'acharnement, on a enfin obtenu ce grand bonheur."

"Je l'ai vue hier, on savait que c'était la fin, le dernier virage, le moment où cela se jouait. Forcément en sachant que c'était la dernière étape, la pression était encore plus grande", a-t-il ajouté. "Je pense qu'on va rentrer ce soir, je pense que demain, on sera en France".

La mère de Florence, Charlotte Cassez, a exprimé de son soulagement et de sa joie.

"Je suis folle de joie, je ne peux rien dire d'autre, j'ai encore du mal à le croire", a-t-elle dit à la presse dans une brasserie parisienne. "Elle (Florence) s'est battue tout le temps avec cette force, avec sa conviction, elle est extraordinaire."

A la question de savoir si sa fille allait rentrer en France dès mercredi soir, elle a répondu: "Ce n'est pas impossible, peut-être que ce ne sera que demain. Je n'aurai la confirmation du consulat que plus tard dans la soirée ou demain matin."   Suite...

 
La Cour suprême du Mexique a ordonné mercredi la libération immédiate de la Française Florence Cassez, condamnée en 2008 à une peine de 60 ans de prison pour complicité d'enlèvements. /Photo prise le 23 janvier 2013/REUTERS/Henry Romero