Les Français et la Misma montent en puissance au Mali

mercredi 23 janvier 2013 19h40
 

PARIS (Reuters) - Les effectifs militaires français et ceux de la force africaine montent en puissance au Mali, où les rebelles djihadistes se fondent dans la population de bourgades ou s'éparpillent dans le désert pour éviter les frappes aériennes.

Le nombre des soldats français déployés au Mali s'élevait mercredi à 2.300 hommes, dit le ministère de la Défense sur son site internet.

Le 21 janvier, un bâtiment de projection et de commandement (BPC) a appareillé de Toulon avec à son bord les éléments d'un groupement tactique interarmes (GTIA) de l'armée de terre qui s'engagera dans l'opération Serval.

Le GTIA est la version moderne d'un bataillon, associant à l'infanterie des éléments du génie, des blindés et de l'artillerie.

Parallèlement, les contingents africains continuent d'arriver au Mali et au Niger et regroupent désormais près de 1.600 soldats, ajoute le ministère.

Près de 1.000 Nigériens, Nigérians, Togolais et Béninois ainsi que les premiers éléments du futur état-major sont désormais engagés au sein de la Mission internationale de soutien au Mali (Misma) et plus de 500 soldats tchadiens ont rejoint Niamey.

Il y a en outre 4.000 à 6.000 soldats maliens à former, a précisé Thierry Burkhard, porte-parole de l'état-major, lors d'un point de presse à Paris. La mission de formation de l'Union européenne, qui comprendra 450 hommes, dont 200 instructeurs, sera officiellement lancée à la mi-février.

Le nombre de soldats français déployés sur le sol malien pour l'opération Serval entamée le 11 janvier pourrait atteindre les 3.000 hommes, avait-on indiqué mardi de source proche du dossier.

"Les rebelles ne sont pas rassemblés sur un terrain de football. Le Mali est grand comme deux fois et demi la France", expliquait cette source.   Suite...

 
LES FORCES ENGAGÉES AU MALI