Les métallos de Florange veulent renégocier l'accord

mercredi 23 janvier 2013 14h55
 

PARIS (Reuters) - Des syndicalistes du site sidérurgique de Florange, en Moselle, se sont enchaînés brièvement mercredi matin à une grille de l'hôtel Matignon pour dénoncer l'accord négocié sur l'avenir du site par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault.

Les métallos demandent à l'exécutif de revenir sur le compromis passé fin 2012 entre le gouvernement et le propriétaire du site, ArcelorMittal qui scelle, selon eux, la fin des hauts fourneaux.

Ils ont remis à l'Elysée une pétition demandant la nationalisation temporaire du site sidérurgique, comme le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, l'avait un moment prôné, le temps de trouver un repreneur.

"Nous, ce qu'on souhaite, c'est reprendre le projet Montebourg. Cet accord prévoit la fermeture des hauts fourneaux, donc, pour nous, le problème reste entier", a déclaré à la presse Edouard Martin, délégué CFDT à Florange.

Vers 07h00, huit métallos se sont enchaînés à la grille de la fenêtre du poste de sécurité de Matignon. Ils ont allumé deux fumigènes et crié "On ne lâche rien", a rapporté le service de presse du Premier ministre.

Les gendarmes sont intervenus pour couper la chaîne et une unité de police a repoussé les manifestants jusqu'à une rue voisine. Une vingtaine d'autres salariés ont ensuite manifesté non loin de l'Elysée.

Après avoir été repoussés des abords de Matignon, les syndicalistes qui s'étaient enchaînés ont été reçus au siège du Parti socialiste par le Premier secrétaire, Harlem Désir.

"Je comprends l'extrême méfiance des salariés de Florange vis-à-vis du groupe Mittal qui dans le passé n'a pas respecté ses engagements", a déclaré à la presse le dirigeant socialiste.

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Des syndicalistes du site sidérurgique de Florange, en Moselle, ont manifesté à Paris aux abords du palais de l'Elysée après s'être enchaînés brièvement à une grille de l'hôtel Matignon pour dénoncer l'accord négocié sur l'avenir du site d'ArcelorMittal par le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault. /Photo prise le 23 janvier 2013/REUTERS/Christian Hartmann