Double enquête après la fuite de gaz de l'usine de Rouen

mercredi 23 janvier 2013 18h48
 

ROUEN (Reuters) - Une double enquête, judiciaire et administrative, devra déterminer les causes des rejets de gaz nauséabond par l'usine Lubrizol de Rouen et s'il y a eu mise en danger de la population lors de l'accident industriel survenu lundi.

Deux jours après la fuite qui a été ressentie jusqu'en Angleterre, la ministre de l'Ecologie, Delphine Batho, a réaffirmé mercredi que les émanations de mercaptan, qui ont fait l'objet d'une première neutralisation dans la nuit, étaient sans danger pour les riverains compte tenu de leurs faibles doses.

L'enquête judiciaire, ouverte mardi par le parquet, a été confiée à la section des recherches de la gendarmerie de Rouen, assistée de l'Office de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique (OCLAESP).

"J'ai souhaité lancer une enquête de précaution visant à rechercher si des infractions ont été commises", a expliqué le procureur de la République Jean-François Bonhert lors d'une conférence de presse à Rouen. "Nous sommes dans le registre peut-être de la contravention, peut-être du délit."

Parallèlement à cette enquête judiciaire, Delphine Batho a annoncé mardi l'ouverture d'une enquête administrative.

"C'est une situation parfaitement anormale qui aurait pu être évitée", a déclaré la ministre de l'Ecologie à la sortie du conseil des ministres mercredi."C'est ce que l'enquête va permettre d'établir, de savoir précisément quelle en est l'origine et est-ce qu'il y a eu une faute ou est-ce qu'il y a eu négligence", a-t-elle ajouté.

Le nuage de gaz mercaptan, que le gouvernement affirme sans danger à faible dose, a été ressenti dans la nuit de lundi à mardi jusque dans la région parisienne et sur la côte sud de l'Angleterre.

LA NEUTRALISATION "SE PASSE BIEN"

Une première opération visant à stopper le dégagement de gaz a commencé vers 01h00 dans la nuit de mardi à mercredi et d'autres se poursuivront les jours prochains.   Suite...