Benjamin Netanyahu sanctionné en Israël et contraint de composer

mercredi 23 janvier 2013 16h26
 

par Alistair Lyon

JERUSALEM (Reuters) - Sanctionné mais reconduit, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, est désormais confronté à la rude tâche de former une coalition gouvernementale viable.

L'issue des élections législatives de mardi, qui ont propulsé le parti centriste Yesh Atid, nouveau venu en politique, au rang de deuxième force parlementaire, montre que les préoccupations quotidiennes des Israéliens l'ont emporté sur les grands enjeux internationaux.

Après dépouillement de la quasi-totalité des bulletins, le Likoud, dont le chef du gouvernement est issu, et son partenaire ultranationaliste Israël Beïtenou étaient crédités de 31 des 120 sièges de la Knesset, onze de moins que dans la dernière législature. Son groupe parlementaire restera de loin le plus important, mais la droite toutes tendances confondues atteint tout juste la majorité.

"Un revers pour Netanyahu", titre mercredi le Yediot Ahronot, plus gros tirage de la presse quotidienne, qui comme ses confrères, prend acte du beau score de Yesh Atid.

Le parti centriste, dont le nom signifie "Un avenir existe", décroche 19 sièges, selon les projections. Comme le Parti travailliste, troisième avec 15 élus, il a su convaincre une classe moyenne laïque confrontée à l'augmentation du coût de la vie et mécontente de l'exemption des obligations militaires accordée à des ultraorthodoxes dépendants de l'aide publique.

Le Premier ministre sortant, qui s'est largement appuyé sur les partis religieux au cours de ses deux premiers mandats, a d'emblée tendu la main aux centristes en disant vouloir former une coalition aussi large que possible. Les tractations risquent néanmoins de prendre de longues semaines.

Yaïr Lapid, ex-présentateur de télévision devenu chef de file de Yesh Atid, a fait de la conscription des étudiants en théologie ultraorthodoxes et de la reprise du processus de paix israélo-palestinien ses deux arguments-phares de la campagne.

"Quiconque veut faire entrer Yesh Atid dans une coalition doit prendre en compte ces deux choses", a rappelé mercredi Ofer Shelah, membre influent de la formation, au micro de la radio militaire.   Suite...

 
Sanctionné dans les urnes mais néanmoins reconduit au pouvoir, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, est désormais confronté à la rude tâche de former une coalition gouvernementale viable. /Photo prise le 23 janvier 2013/REUTERS/Darren Whiteside