David Cameron promet un référendum sur l'Europe après 2015

mercredi 23 janvier 2013 14h46
 

par Andrew Osborn et Peter Griffiths

LONDRES (Reuters) - David Cameron s'est engagé mercredi à demander aux Britanniques de se prononcer par référendum sur le maintien de leur pays dans l'Union européenne s'il gagne les élections législatives prévues au plus tard en 2015.

Mettant fin à des mois de spéculations sur le sujet, le Premier ministre conservateur a annoncé lors d'un discours à Londres que cette consultation populaire aurait lieu avant fin 2017.

"Il est temps pour le peuple britannique d'avoir son mot à dire", a-t-il dit. "Il est temps pour nous de régler cette question au sujet de la Grande-Bretagne et de l'Europe."

La décision du Premier ministre a été critiquée par ses partenaires européens, l'opposition travailliste et même ses partenaires gouvernementaux, les libéraux-démocrates.

François Hollande "a manifesté son souhait que le Royaume-Uni demeure au sein de l'Union européenne et a rappelé qu'être membre de l'UE comportait un certain nombre d'obligations", a rapporté Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole du gouvernement français.

"L'Europe à laquelle nous croyons est un pacte de solidarité qui vaut pour tous les Etats membres, sinon elle n'est pas la solidarité", a ajouté le président français.

Sur la même ligne, Guido Westerwelle, ministre allemand des Affaires étrangères, a estimé que "picorer à la carte n'(était) pas une option", tout en précisant que Berlin souhaitait que "le Royaume-Uni reste un élément actif et constructif de l'Union européenne".

Martin Schultz, président du Parlement européen, régulièrement accusé d'immobilisme par David Cameron, a accusé Londres d'être "très largement à l'origine de tous les blocages en Europe".   Suite...

 
David Cameron a annoncé mercredi qu'il organiserait avant fin 2017 un référendum sur le maintien de la Grande-Bretagne au sein de l'Union européenne, s'il remporte les élections législatives prévues au plus tard en 2015. /Photo prise le 23 janvier 2013/REUTERS/Suzanne Plunkett