Renault propose un gel de salaires contre plus de production

mardi 22 janvier 2013 18h52
 

PARIS (Reuters) - Renault s'est engagé mardi à affecter en 2016 à ses usines françaises la production de 80.000 véhicules supplémentaires par an de ses partenaires si les syndicats signaient l'accord de compétitivité qu'il leur propose.

Les syndicats ont déclaré pour leur part que le directeur des ressources humaines pour la France avait menacé de fermer deux sites en cas d'échec des négociations, ce que Renault a contesté.

"Renault n'a jamais indiqué que 'deux sites' pourraient être fermés en cas de non conclusion des négociations en cours sur la performance de ses sites français", a déclaré le constructeur dans un communiqué. "L'objet de ces négociations est, en cas d'accord avec les partenaires sociaux, de ne pas fermer de sites et de ne pas licencier", a-t-il souligné.

Le groupe a engagé à l'automne dernier des négociations avec les syndicats afin de rapprocher la compétitivité de ses sites français de celle de ses usines espagnoles. Dès le début du processus, il a prévenu qu'il n'y avait pas d'autre moyen de pérenniser l'avenir des sites français dans le contexte de crise structurelle du marché automobile européen.

Lors d'une septième séance de négociations, il a chiffré les volumes de production de ses partenaires, notamment Nissan ou Daimler, qu'il s'engagerait à allouer à la France en cas d'accord.

De tels volumes représenteraient 15% de la production française de Renault en 2012 et permettraient de mieux utiliser les capacités d'usines affectées par la chute des ventes de la marque au losange sur certains segments en Europe.

L'an dernier, Renault a produit 533.000 véhicules en France, un chiffre en baisse de 17,5% par rapport à 2011.

"Le déploiement de notre plan de gamme renouvelé, renforcé par ce complément d'activité, permettrait à la production de Renault en France de croître deux fois plus vite que le marché européen d'ici à 2016", a déclaré Gérard Leclercq, directeur des opérations France du groupe, cité dans un communiqué.

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Renault s'est engagé mardi à affecter à ses usines françaises la production de 80.000 véhicules supplémentaires par an pour ses partenaires Nissan ou Daimler si les syndicats signent l'accord de compétitivité qu'il leur propose. Ce dernier consiste notamment à geler les salaires en 2013 et de limiter les hausses à 0,5% en 2014 et à 0,75% en 2015. /Photo prise le 2 novembre 2012/REUTERS/Christian Hartmann